Le PSG a encore frappé face à Arsenal, et Vincent Labrune s’est empressé d’en faire une vitrine du football français. Le problème, c’est que ce discours triomphal arrive au moment où la Ligue 1 avance avec des caisses de plus en plus vides et une économie sous très forte tension.
Après PSG-Arsenal, le président de la LFP a voulu transformer le deuxième sacre européen consécutif du club parisien en preuve éclatante de la réussite du modèle français. Sur le papier, l’image est belle. Dans les faits, elle sonne comme une communication déconnectée d’un football professionnel français secoué par l’effondrement des droits TV domestiques, la fragilité de ses clubs et une dépendance croissante aux recettes européennes. Et c’est précisément là que les mots choisis par Labrune interpellent.
Une célébration qui tombe mal
Vincent Labrune a d’abord salué le triomphe parisien en déclarant : « Pour la deuxième année consécutive, le PSG est champion d'Europe et c'est une fierté immense. Je veux féliciter chaleureusement les joueurs, le staff et la direction du club pour cette victoire historique. »
Il a ensuite insisté : « Deux titres consécutifs, cela valorise une Ligue, mais aussi un modèle tout entier : nos formations, nos diffuseurs, nos partenaires. » Puis il a prolongé avec cette projection : « C’est une base solide sur laquelle nous allons continuer à construire car la saison 2026-2027 s'ouvrira avec des ambitions renforcées, sept clubs français qualifiés en Europe, et une position dans l'indice UEFA qui nous permet de nourrir de grandes ambitions collectives. »
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Le fond du malaise est pourtant évident. Le PSG brille, mais cela ne gomme ni la maigreur des droits TV, ni les distributions rabotées, ni l’écart qui se creuse entre clubs qualifiés en Europe et ceux qui vivent encore du marché domestique. En ce sens, la sortie de Labrune paraît à côté de la plaque : elle célèbre une vitrine quand l’arrière-boutique brûle déjà.
