Benfica-Real Madrid : « l’UEFA aura beaucoup de mal à prouver l’insulte de Prestianni »

Vinicius Junior Real Madrid
Vinicius Junior (Real Madrid)

Après la victoire du Real Madrid sur la pelouse de Benfica, le dossier le plus brûlant ne se joue plus sur le terrain mais devant l’UEFA, appelée à se prononcer sur l’insulte raciste reprochée à Prestianni.

Le choc Benfica-Real Madrid a laissé un goût amer malgré le succès des Madrilènes. Vinicius Junior accuse Prestianni, le numéro 25 portugais, de lui avoir adressé des propos racistes, accusation que Mbappé confirme avoir entendue pendant la rencontre. L’UEFA a ouvert un dossier disciplinaire et va passer au crible images et témoignages, alors que les caméras montrent l’attaquant de Benfica se couvrant la bouche au moment des faits, rendant la scène difficile à juger. C’est dans ce contexte explosif qu’Eduardo Iturralde, ex arbitre international et aujourd’hui consultant, alerte déjà sur la complexité du dossier.

Iturralde prévient : la parole des joueurs sera décisive

« L'UEFA aura beaucoup de mal à prouver l'insulte de Prestianni. Une enquête sera ouverte et tous les joueurs présents, comme Mbappé, seront invités à faire une déposition. Mais s'ils ne peuvent rien voir, l'UEFA ne pourra rien faire pour sanctionner. » Pour l’ancien arbitre, tout repose donc sur un faisceau d’indices : angles de caméra, ralentis, mais surtout déclarations concordantes des joueurs du Real Madrid et de Benfica. Sans image claire ni captation sonore de l’insulte, la commission disciplinaire risque de se heurter à la limite classique de ce type de dossiers : la difficulté à transformer un ressenti, même partagé, en preuve exploitable.

Ce flou juridique place l’UEFA face à un dilemme. D’un côté, l’instance européenne martèle son discours de tolérance zéro envers le racisme et sait que le monde entier observe sa réponse après Benfica-Real Madrid. De l’autre, elle ne peut pas condamner Prestianni sans base factuelle solide, au risque d’ouvrir une brèche dangereuse sur le plan juridique. Le témoignage de Mbappé, celui de Vinicius et d’éventuels joueurs de Benfica pèseront lourd, mais pourraient ne pas suffire si les images ne confirment pas clairement l’insulte reprochée à l’Argentin.

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