PSG : pourquoi Hakimi a-t-il connu une dépression avec l’arrivée de Messi ? Réponse

Achraf Hakimi PSG
Achraf Hakimi (PSG)

Achraf Hakimi a levé le voile sur un passage très sombre de son début d’aventure au PSG. Dans The Bridge, le latéral marocain raconte comment l’arrivée de Lionel Messi a bouleversé son rôle, son jeu et, plus largement, son équilibre mental.

Au PSG, Hakimi n’a pas seulement dû s’adapter à un nouveau vestiaire ou à une pression permanente. Il a surtout découvert un cadre bien différent de celui qu’il avait connu à Dortmund puis à l’Inter, où son profil offensif était pleinement valorisé. Avec Paris, l’international marocain pensait intégrer un projet ambitieux, déjà porté par Neymar et Mbappé. Mais l’arrivée de Messi a rebattu les cartes. Son couloir s’est refermé, son influence a reculé, et le contraste avec son importance en sélection est devenu de plus en plus lourd à porter. Le malaise qu’il décrit dit beaucoup de ce qu’il a traversé en silence.

Hakimi raconte comment son rôle a basculé au PSG

Achraf Hakimi a raconté sans détour : "Ma première saison à Paris, c’était très difficile. Je venais de l’Inter, de Dortmund, j’étais un latéral différent, qui attaquait, qui marquait, avec une équipe qui jouait avec moi, où j’étais important. Après, j’arrive à Paris, je savais où j’arrivais avec Neymar et Mbappé."

Puis le Marocain a poursuivi : "Mais Messi n’était pas arrivé. Et forcément, quand il arrive, le projet de jeu du PSG change. Quand je signe, je ne sais pas que Messi va arriver. Donc le style de jeu est différent, il est là, donc je ne peux plus attaquer, je dois rester derrière. Je me suis senti comme un ‘petit joueur’."

La suite de son témoignage est tout aussi forte : "Surtout que dans le même temps, avec le Maroc, je suis un joueur important, donc c’était difficile pour moi d’être celui que je voulais à Paris. Et puis, on me critiquait beaucoup en me disant pourquoi il est comme ça en sélection et pas à Paris. C’était dur." Des mots forts, qui éclairent autrement ses débuts parisiens et rappellent qu’au très haut niveau, le déséquilibre peut aussi être intérieur.

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