Le PSG donne de plus en plus l'impression de tourner en rond avec le ballon. Pour Laurent Perrin, le jeu des Parisiens est devenu trop lisible et Luis Enrique se retrouve sommé d'innover.
Match après match, PSG laisse l’idée d’un collectif en pilotage automatique s’installer. Les séquences de possession se répètent, les circuits préférentiels sont identifiés, et les adversaires semblent désormais savoir exactement où frapper. Rédacteur en chef au Parisien, Laurent Perrin pointe un jeu parisien devenu « stéréotypé », avec un Luis Enrique contraint de revoir sa copie pour éviter la prévisibilité ne plombe la suite de la saison. Et son analyse, très détaillée, met en lumière les failles apparues ces dernières semaines.
Un PSG prévisible, les adversaires ont trouvé la clé
Pour le journaliste, le tournant se situe dans la façon dont les rivaux ont ajusté leur plan de jeu face au PSG : « Les adversaires du PSG se sont adaptés. Chelsea, lors de la finale de la Coupe du monde des clubs, avait trouvé la faille avec un gros pressing sur le milieu, et notamment Vitinha. Beaucoup ont suivi cet exemple. En prenant le Portugais en individuel, on coupe les transitions parisiennes. Monaco l'a très bien fait, avec Bamba et Camara. » En ciblant le cœur du jeu, les équipes adverses cassent le rythme parisien et forcent les hommes de Luis Enrique à attaquer de façon plus lente et prévisible, loin du dynamisme attendu.
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L’inquiétude de Perrin va plus loin qu’un simple problème de pressing. Il met aussi en avant les choix d’hommes et la structure globale du bloc parisien : « Luis Enrique doit absolument trouver une parade. Le retour de Ruiz peut faire du bien. Il offre plus de solutions que Zaïre-Emery, avec un jeu moins stéréotypé. Et puis il faut absolument resserrer les lignes. On ne retrouve pas le bloc qui faisait la force du PSG l'an dernier, sur les phases offensives comme défensives. Les lignes s'étirent ce qui complique les transitions. » Entre la nécessité de retrouver un bloc compact et celle de réinjecter de la variété dans l’animation, Luis Enrique est clairement placé devant ses responsabilités pour relancer un PSG trop prévisible.
