À Angers, Florian Thauvin a signé un doublé… mais l’ailier du RC Lens a surtout confié avoir passé une « nuit horrible » après la grave blessure de Jonathan Gradit. Le cadre artésien a été opéré et devrait être absent de longs mois.
Leader de Ligue 1 au soir de sa victoire à Angers, le RC Lens a vécu une fin de semaine déchirante. Touché gravement à l’entraînement, Jonathan Gradit a été opéré du tibia-péroné et sera absent durablement, de quoi secouer tout un vestiaire au moment d’attaquer le sprint avant la trêve. À chaud, l’homme du match, Florian Thauvin, a raconté combien l’épisode l’a marqué, confirmant l’état d’esprit d’un groupe qui vit fort – dans la douleur comme dans la joie. Le champion du monde 2018 « n’en a pas dormi » entre vendredi et samedi.
« On pense très fort à lui »
Florian Thauvin : « Ça a été une fin de semaine difficile. J’avoue qu’on a tous été très marqués, très attristés. Jo (Gradit), c’est quelqu’un d’important pour nous. C’est un cadre, c’est quelqu’un qui représente les valeurs du club. Il a eu une très grosse blessure à l’entraînement. J’avoue que ça m’a empêché de dormir vendredi. Je me suis réveillé à 3h du matin, j’en étais malade. On pense très fort à lui et on fera le maximum pour le rendre fier. C’est une victoire pour lui ce soir. »
« On a un groupe uni. On tire tous dans le même sens. Cette victoire, c’est pour lui, on pense très fort à lui » a-t-il par la suite insisté, poursuivant l’hommage au défenseur lensois. Au-delà de l’émotion brute, ces mots disent beaucoup du RCL version 2025 : une équipe plus mature, solidaire, capable de répondre au pire par le jeu et l’abnégation, sans pour autant pouvoir bénéficier de l’un des meilleurs centres de formation. Loin des effets de manche, Lens a verrouillé un succès de leader tout en assumant la part sombre d’une saison : perdre un taulier. Et si le choc a été violent, la réaction collective a été immédiate.
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Reste maintenant à tenir la cadence « sans Jo ». Le calendrier va tester la profondeur de l’effectif et l’aptitude de la défense à se réorganiser. Mais à écouter Thauvin, le message est clair : ce Lens-là jouera pour Gradit, chaque point arraché ayant un visage. Et c’est parfois dans l’adversité que naissent les printemps.