Matvey Safonov s’impose peu à peu comme le nouveau mur du PSG. Alors que la hiérarchie des gardiens fait débat, Jérôme Rothen a pris clairement position en faveur du Russe, défendant au passage la gestion musclée de Luis Enrique.
Sur RMC Sport, l’ancien milieu parisien Jérôme Rothen a d’abord balayé l’idée d’un statut figé pour un numéro 1 dans les cages. Pour lui, pas question de sanctuariser Safonov quoi qu’il arrive, mais impossible d’ignorer son niveau actuel. Rothen en profite aussi pour mettre la pression sur Lucas Chevalier, encore loin des standards attendus au PSG et dont l’adaptation au très haut niveau tarde. Et avant de trancher, il pose la vraie question qui fâche autour des buts parisiens.
Rothen valide Luis Enrique et place Safonov au sommet
Le consultant s’agace d’abord de la notion de gardien intouchable : « C’est quoi être numéro 1 ? Safonov s’il fait des boulettes il continuera d’être titulaire ?! C’est du grand n’importe quoi ! L’intégration de Chevalier a du mal à se faire, il va falloir qu’il se mette dans la peau d’un joueur du PSG, au niveau international. Je comprends totalement la gestion de Luis Enrique concernant les gardiens. Cela montre qu’il a beaucoup de respect, tant pour le numéro un que le numéro deux. » Une manière de rappeler que personne n’a un totem d’immunité, mais que la logique sportive doit primer.
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Rothen revient aussi sur le parcours du Russe, arrivé pour concurrencer Donnarumma : « La saison dernière, Safonov est arrivé pour 20 millions d’euros, dans le but de mettre une concurrence avec Donnarumma. Il a eu sa chance, notamment contre le Bayern Munich où il a fait une boulette, mais il n’était pas prêt selon Luis Enrique. Actuellement, Safonov fait des très bons matchs et donne de la confiance à ses coéquipiers. Donc comment tu veux lui enlever la place de titulaire ? Maintenant c’est à Chevalier de revenir à un bon niveau. Et si Safonov conserve sa dynamique jusqu’à la fin de saison et peut-être même te fait gagner la Ligue des champions, Chevalier ne reviendra pas mais tu auras gagné un grand gardien. » Le message est clair : aujourd’hui, la cage appartient à Safonov.
