PSG : « Il n’y a pas de progression chez les attaquants »

senny mayulu psg
Senny Mayulu (PSG)

Sur le plateau de RMC Sport, Jérôme Rothen a ciblé la fébrilité offensive des jeunes attaquants du Paris Saint-Germain depuis le début de saison.


Le PSG a bâti une ligne d’attaque censée incarner l’avenir : énergie, courses, pressing et progression. Sauf que, depuis août, l’impression qui domine est celle d’une équipe qui cherche encore ses repères dans les trente derniers mètres selon Jérôme Rothen. Il estime que les jeunes éléments offensifs parisiens ne confirment pas assez, pointant un manque de tranchant dans la surface et une progression bien trop lente.

Rothen appelle à une exigence immédiate

Jérôme Rothen explique : « Les attaques au sujet des attaquants du PSG sont justifiées. Moi ce que je vois, c’est qu’il y a beaucoup trop d’autosatisfaction dû à la formidable saison dernière. Là, on est dans une autre saison. Ce que je vois, c’est que la saison, elle a commencé début août, allez mi-août, que on est à plus de 3 mois de compétition, quasiment 4. On arrive à la trêve hivernal, et il n’y a pas de progression chez les attaquants. »

Rothen poursuit : « Dembélé et Doué, on va pas les attaquer, ils ont quasiment pas joué, ils se sont blessés, reblessés. J’ai aucun doute qu’ils reviennes à un bon niveau et qu’il fasse gagner l’équipe. Mais les joueurs qui ont joué, moi j’attends une progression de de ces joueurs là parce que ce sont des jeunes joueurs et qu’on nous a vendu le « projet jeunes ». »

Rothen cible clairement deux jeunes joueurs en particulier : « Mayulu, Barcola : les performances, elles sont pas assez bonnes. Excuse-moi que on peut se poser des questions. Après si vous vous me dites « c’est des jeunes joueurs, il faut les laisser progresser », il y a pas de problème. Sauf que quand ces jeunes jouent des matchs de Ligue des champions et dans une équipe qui est championne d’Europe, on est en droit d’attendre que ces mecs-là soient performants. »

Dans le sillage de cette sortie, le débat est relancé : patience formatrice ou secousse psychologique ? Paris a besoin de leaders, pas seulement de talents – alors que le club bénéficie du 2e meilleur centre de formation de France. Les jeunes attaquants doivent convertir leurs minutes en empreinte durables : peser physiquement sur les défenses, cadrer davantage, provoquer des fautes utiles, être menaçants dès la première transition. L’exigence du très haut niveau ne laisse pas de sas de confort.

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