Sur le plateau de l’After Foot (RMC Sport), Maxime Chanot pose le débat : l’OM s’appuie-t-il trop sur Mason Greenwood ?
Depuis son arrivée, Mason Greenwood a changé la physionomie offensive de l’OM : décisif dans les grands rendez-vous, moins constant sur la durée, mais souvent celui qui allume la mèche quand l’équipe s’étiole. C’est précisément ce que pointe Maxime Chanot, validant au passage le pari calculé de Mehdi Benatia sur le mercato. Dans une saison rythmée par la Ligue des Champions, les Marseillais ont besoin d’un leader technique ; ils l’ont trouvé. Reste une question sportive et psychologique : l’équipe est-elle trop dépendante de Greenwood ?
Un leader qui fait gagner
« Je trouve l’analyse de De Zerbi très intéressante concernant Greenwood, surtout par rapport à son manque de constance. C’est vrai que c’est ce qu’on lui reproche depuis son arrivée à l’OM. Par contre, ce que j’aime chez lui, c’est qu’il est malgré tout présent dans les grands matchs, en particulier en Ligue des Champions, où il a des très belles statistiques et où il marque beaucoup. » souligne Maxime Chanot.
« C’est l’homme fort de cette Olympique de Marseille. C’est lui qui leur fait gagner des matchs. Et ils ont tout à gagner en tout cas à le mettre en avant. Parce que sans Greenwood, l’OM n’est pas l’OM. » insiste Chanot, assumant une forme de dépendance bénéfique tant que le collectif suit.
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« Par contre, il y a une réalité, c’est que s’il veut continuer et aller un peu plus haut que l’OM, il va falloir qu’il soit un peu plus constant sur une saison entière. On va voir ce que ça va donner d’ici la fin de cette saison. Je pense qu’il faut mettre en avant le recrutement de Mehdi Benatia, qui a fait un super calcul en le recrutant pour 26 millions d’euros. Il faut pas oublier qu’il a 24 ans aujourd’hui. Grâce à ce choix, l’OM va faire une sacrée plus-value sur un joueur qui a un talent exceptionnel. » Une feuille de route claire : consolider la régularité sans freiner l’instinct tueur. En attendant, surtout dans les grands matchs, certains pensent que l’OM de De Zerbi est peut-être trop dépendant des fulgurances de son finisseur.
