De retour à Lyon pour la première fois sous le maillot nantais, Anthony Lopes a été ovationné par tout un stade avant de livrer des mots forts. Le gardien formé à l’OL a assumé une soirée « à part », entre gratitude et blessures encore ouvertes.
Le contexte ne pouvait pas être plus symbolique : pour les 75 ans de l’Olympique Lyonnais, le Groupama Stadium a réservé une ovation monumentale à Anthony Lopes, devenu Canari l’hiver dernier et titulaire hier face à son club de cœur. Sportivement, l’OL a dominé (3-0), mais la soirée a surtout placé le Portugais au centre du récit : émotion visible, saluts répétés au virage sud et ce sentiment d’au revoir, enfin, après un départ précipité. Le public a même ponctué ses arrêts de « olé », signe d’un respect rare en Ligue 1.
Anthony Lopes au bord des larmes
Anthony Lopes explique : « Ce match contre Lyon, c’est la première date que j’ai cochée quand le calendrier est sorti. J’avais le sentiment de ne pas vouloir y être tout de suite, je suis parti difficilement, sans pouvoir faire un au revoir, pas un adieu mais un au revoir. Je n’ai pas de mots spéciaux pour décrire ce qu’il s’est passé ce soir, il y avait beaucoup d’émotions. J’aurais préféré ne pas en prendre 3, mais voilà… »
Anthony Lopes poursuit : « Tout le monde sait l’attache que j’ai pour ce club (l’OL), ces supporters, heureusement qu’ils sont là. J’ai pu aujourd’hui réellement leur dire au revoir. (…) Je me suis mis dans une grosse bulle pendant une semaine, j’avais beaucoup de sollicitations des médias, j’ai tout refusé. C’était un match très particulier pour moi, je me suis mis dans ma carapace pour préparer au mieux ce match. (…) La manière dont je suis parti, ce n’était pas la situation dans laquelle j’aurais aimé dire au revoir. C’était du jour au lendemain… Maintenant, revenir ici avec cet accueil chaleureux, ç’a été un moment particulier pour moi. »
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Dans le jeu, Lopes a longtemps retardé l’échéance, mais l’infériorité des Canaris a pesé. L’essentiel est ailleurs : l’enfant de l’OL a pu « refermer » son histoire lyonnaise sur un moment de partage même si, au regard de son émotion, les blessures semblent encore ouvertes. Une parenthèse humaine dans une saison compliquée pour Nantes.
