
Los Angeles Lakers – Choix n°2
Situation de la Franchise
La Laker Nation ne tarda pas à s’esbaudir quand leur entraineur Byron Scott obtint le choix n°2 de la cuvée 2015.
Les fans ne s’y sont pourtant pas trompés parce que celui ci est gage d’obtention d’un des futurs visages de la franchise.
La réjouissance est d’autant plus rare qu’ils n’ont pas l’habitude d’être à pareille fête.
Franchise la plus attractive de la NBA, nul n’est plus doué que la cité des anges lorsqu’il s’agit de bâtir un collectif de champions à partir de rien, ou de si peu.
Dès lors, la stratégie privilégiée a toujours été peu ou prou d’encourager des stars établies à s’installer en son giron, la Draft étant reléguée au second plan.
De rien, il fut question lors du calvaire traumatisant enduré à l’occasion de l’exercice 2015-2016. Julius Randle et Kobe Bryant sur le flanc, le groupe fit la pâle figure d’un indigent accusant une semaine de jeûne.
Mitch Kupchak obéira à l’esprit de la Draft en s’adjugeant le meilleur prospect disponible, indépendamment de l’état actuel, du reste lugubre et morbide donc négligeable, de son effectif.
Les choses se corsent ici puisque le débat reste entier sur son identité.
A l’heure actuelle, les noms de D’Angelo Russell et de Jahlil Okafor reviennent avec le plus d’insistance, écartant par là des Emmanuel Mudiay ou Kristaps Porzingis.
Cela dit, de nombreux retournements de situation peuvent intervenir en trois semaines.
Le General Manager des Los Angeles Lakers a annoncé – info ou intox ? – avoir fait sien l’adage américain « if you have to make a mistake, make it big ». Dégageant deux prospects de grande taille supérieurs au reste de la promotion, l’architecte a indiqué à demi-mots qu’il sélectionnerait Karl-Anthony Towns ou Jahlil Okafor selon leurs disponibilités respectives.
Okafor maitrise déjà une palette technique au poste-bas digne des plus grands tandis que certaines lacunes en défense sont dues à un manque d’implication excusable par les responsabilités de patron à assumer au sein de Duke.
Son association avec Julius Randle s’annonce compliquée dans la mesure où aucun n’a le potentiel de devenir un grand point d’ancrage défensif même si leur QI basket n’en fera pas des handicaps assommants pour autant. Leur cohabitation en attaque pourrait poser d’éventuels problèmes aussi mais il y a lieu d’avoir confiance dans l’ailier fort issu de Kentucky pour perfectionner son tir et ménager de l’espace à son équipe dans la raquette.
Quoiqu’il en soit, ces questions de compatibilité ne tiennent pas la durée d’une conversation approfondie devant le talent du pivot à succéder, toutes proportions gardées aux Bynum, O’Neal, Abdul-Jabbar et Chamberlain.
Prospect choisi : Jahlil Okafor