ASSE : Montanier, attention à l’emballement – « il existe des raisons de douter »

Philippe Montanier (ASSE)
Philippe Montanier (ASSE)

Portée par l’effet Philippe Montanier, l’ASSE s’est replacée dans la course à la Ligue 1. Mais derrière l’enthousiasme, certains appellent déjà à calmer le jeu.

En deux matchs, l’AS Saint Étienne a retrouvé des résultats, un visage plus cohérent et un podium qui redonne de l’espoir au peuple vert. Le choc psychologique a fonctionné et la dynamique est repartie dans le bon sens. Reste une question : Montanier peut il tenir ce rythme et gérer la pression jusqu’au bout de la saison ?

Montanier, entre promesses et zones d’ombre

William Tertrin résume cette ambivalence autour du coach stéphanois, entre espoir et prudence : « On peut évidemment être optimiste pour Philippe Montanier et sa capacité à faire remonter l’AS Saint-Étienne en Ligue 1. C’est un nouveau souffle dont avait grandement besoin ce club. Mais il existe aussi des raisons de douter, notamment en regard de ses précédents passages en Ligue 2. » L’euphorie actuelle ne doit pas faire oublier certaines alertes de son passé récent.

Le journaliste revient sur son expérience au RC Lens, par exemple, n’a pas toujours été exemplaire : « Son expérience au RC Lens, par exemple, n’a pas toujours été exemplaire : il avait été remplacé avant la fin de la saison 2019-2020 pour une série négative, même si l’équipe était encore dans les clous pour la montée, ce qui pose question quant à sa capacité à gérer les périodes de pression prolongée et les attentes élevées. » Avant de rappeler que le bilan reste contrasté : « Aussi, lors de sa première saison en 2018-2019, il n’assure que la 5e place à la dernière journée, même si le parcours en play-offs puis en barrages a été remarquable malgré la terrible désillusion contre Dijon. On va dire qu’il y a les bons et les mauvais côtés du parcours de Montanier en tant que coach. Mais je reste confiant pour l’ASSE dans sa quête de Ligue 1. » En clair, Montanier donne des raisons d’y croire, mais l’histoire rappelle qu’il faudra juger sur la durée plus que sur deux succès prometteurs.

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