Bayern Munich-PSG : pourquoi Fabian Ruiz est très loin de sa forme optimale

Fabian Ruiz PSG
Fabian Ruiz (PSG)

À l’heure d’aborder Bayern-PSG, le cas Fabian Ruiz intrigue autant qu’il inquiète. Le milieu espagnol retrouve du temps de jeu, mais son retour après une longue coupure ne peut pas encore effacer trois mois d’arrêt ni garantir une version pleine puissance.

Bayern Ruiz tient la corde pour intégrer le onze du PSG à Munich, dans un contexte chamboulé par la blessure d’Achraf Hakimi. Si Luis Enrique choisit Warren Zaïre-Emery à droite, l’Espagnol pourrait réintégrer l’entrejeu avec Vitinha et João Neves. Sur le papier, son profil colle à ce Bayern-PSG très attendu. Dans les jambes, le tableau est plus nuancé. Revenu le 19 avril après trois mois d’arrêt liés à son genou gauche, Ruiz a enchaîné cinq sorties progressives, sans encore retrouver l’impact total qui faisait de lui un maillon majeur du PSG. Et les mots de Roro éclairent justement ce décalage.

Un retour logique, mais pas encore complet

Dans les colonnes du journal L’Equipe, Roro, préparateur physique qui accompagne notamment Rayan Cherki ou Mamadou Sarr, rappelle : « Après une coupure de trois mois pour blessure, il faut quatre à huit semaines pour retrouver le rythme compétitif et tenir quatre-vingt-dix minutes. Dans certains cas, en fonction de la qualité de réathlétisation, on note une perte de 10 à 15 % sur les pics de vitesse et la répétition d'efforts à haute intensité par rapport au niveau d'avant. »

Le spécialiste poursuit : « Il faut deux mois pour retrouver une forme optimale, à condition d'enchaîner les matches. Sans temps de jeu réel, le retour au plein potentiel peut prendre cinq à six mois. Le facteur clé n'est pas la durée de l'arrêt mais la qualité de la réathlétisation individuelle pendant la blessure et la densité de matches joués au retour. » Voilà pourquoi Fabian Ruiz, malgré une motivation intacte et une progression visible, semble encore un cran en dessous pour un choc aussi intense. Au PSG, l’idée n’est donc pas de lui demander l’impossible, mais d’exploiter au mieux sa montée en puissance.

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