Le casse-tête est total pour Luis Enrique avant Bayern-PSG. Privé d’Achraf Hakimi, le coach parisien doit remodeler son équipe, et une idée revient avec insistance : replacer Désiré Doué plus bas pour conserver devant le trio Kvaratskhelia-Dembélé-Barcola.
Le PSG avance vers cette demi-finale retour de Ligue des champions avec un vrai point de tension : l’absence d’Hakimi oblige à revoir tout l’équilibre du onze parisien. Si Warren Zaïre-Emery glisse logiquement au poste de latéral droit, une place se libère dans l’entrejeu et plusieurs options se bousculent. Fabian Ruiz possède l’expérience et la lecture du jeu nécessaires, mais son retour après une longue coupure interroge encore sur sa capacité à tenir un tel rythme. Dans ce contexte, l’idée Doué relayeur derrière Khvitcha Kvaratskhelia, Ousmane Dembélé et Bradley Barcola prend de l’épaisseur. Et l’avis de Laurent Fournier, lui, éclaire sérieusement le débat.
Fournier voit surtout un choix de structure
Dans les colonnes de L’Equipe, l’ancien milieu parisien écarte d’abord la piste Fabian Ruiz immédiatement : « Titulariser Ruiz ? Il a longtemps été blessé et vu le rythme attendu, c'est chaud. » Puis il déroule la réflexion qui colle au plan offensif parisien : « Sachant que Luis Enrique a dit qu'il faudrait marquer trois buts, au départ je dis Doué (en relayeur, derrière le trio Khvitcha Kvaratskhelia-Ousmane Dembélé-Bradley Barcola - ndlr). »
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Mais la vraie bascule, pour Fournier, concerne la souplesse tactique totale. Car le choix du milieu ne servirait pas seulement à compenser l’absence d’un titulaire majeur, il pourrait aussi offrir au PSG une autre lecture du match. « Mais mettre Beraldo au milieu lui permet aussi de jouer à certains moments à cinq derrière avec Vitinha-Neves au milieu et de laisser les trois magiques devant. Donc je dis Beraldo. » C’est là que le débat devient passionnant : Doué incarne l’audace, Beraldo la couverture. Luis Enrique devra trancher entre l’élan et le contrôle, avec une seule obsession : ne rien enlever au feu offensif parisien.
