Au PSG, Luis Enrique ne cherche ni à séduire ni à arrondir les angles face aux journalistes. Cette posture rare, presque brutale par moments, alimente autant le débat qu’elle révèle un trait fort de son management.
Au PSG, Luis Enrique impose sa méthode jusque dans sa manière de communiquer. L’entraîneur espagnol avance sans masque, sans chercher à lisser son rapport aux médias. L’entraîneur espagnol avance sans masque, sans chercher à lisser son rapport aux médias. C’est aussi ce qui frappe Grégory Schneider, qui voit chez le technicien parisien une singularité de plus en plus rare dans le football de haut niveau. Dans un environnement où beaucoup contrôlent tout, le coach espagnol, lui, laisse apparaître une vérité plus rugueuse. Et la formule du journaliste résume parfaitement ce décalage.
Une franchise qui tranche dans le décor
Grégory Schneider l’a dit très clairement : "Il y a quelque chose que, personnellement, j’apprécie chez lui en tant que journaliste : une forme de franchise. C’est-à-dire que, par exemple, il ne fait pas semblant d’aimer les journalistes, il ne fait pas semblant de les estimer." Puis il a enchaîné avec une analyse encore plus directe : "Je connais beaucoup de coaches qui ne pensent pas beaucoup de bien des journalistes souvent pour des raisons qui s’entendent : ils nous trouvent un peu lacunaires dans notre connaissance du foot, un peu définitifs. Mais ils le cachent. Luis Enrique dit les choses."
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Cette sortie résonne d’autant plus fort qu’elle colle à une séquence récente. Avant Angers-PSG, finalement remporté 3-0 par Paris, Luis Enrique s’était agacé sur le cas Lucas Chevalier, devenu la doublure de Matvey Safonov depuis janvier. Face à la question d’un journaliste, l’Espagnol avait répondu : "Le football est incroyable... Vous avez critiqué tout le temps Lucas Chevalier durant la première partie de saison. Je l'ai défendu ici en conférence de presse. Maintenant, vous me demandez tout le temps quand il va jouer. C'est incroyable…" Une réponse sèche, mais cohérente avec ce personnage : au PSG, Enrique ne joue décidément aucun rôle.
