Après les violences subies par Jérémie Boga, Terem Moffi et Florian Maurice au retour de Lorient (3-1), Éric Di Meco a haussé le ton. Sur RMC, l’ex-défenseur a prévenu les fans niçois : ce type d’actions « aura l’effet inverse ».
Le contexte est lourd à l’OGC Nice. Dimanche soir, environ 400 supporters ont attendu le bus de l’équipe au centre d’entraînement. Deux joueurs – Jérémie Boga et Terem Moffi – ainsi que le directeur sportif Florian Maurice ont été pris à partie physiquement, au point que les deux attaquants ont déposé plainte et ont été placés en arrêt de travail, selon plusieurs médias nationaux. Dans ce climat électrique, Éric Di Meco a profité de l’antenne de « Rothen s’enflamme » (RMC) pour adresser un avertissement ferme aux Aiglons… et surtout à leurs supporters.
« Supporters niçois, faites attention »
« C’est contre-productif en réalité. Il y a des joueurs qui doivent s’en foutre, ceux-là, tu ne les changeras pas, c’est pas pour ça qu’ils vont s’impliquer d’un coup. Pour les joueurs normaux, qui sont malheureux, qui n’y arrivent pas, en faisant ça, ça va avoir l’effet inverse », a déclaré Éric Di Meco, dans Rothen s’enflamme sur RMC, qui a déjà pu observer des situations semblables à l’OM.
Di Meco poursuit : « Le problème, c’est que les joueurs maintenant vont se chier dessus. Je ne suis pas sûr que ça les réveille. Si ça réveillait les joueurs de faire ça, tout le monde le ferait. J’ai peur que ça ait l’effet inverse et que Nice s’apprête à vivre une saison très très compliquée. Supporter niçois, faites attention. À Marseille, ça s’est passé plusieurs fois et les supporters ne le feront plus maintenant parce qu’ils se sont rendus compte que la mentalité des joueurs d’aujourd’hui, ils s’en foutent ! »
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Dans le fond, le propos de Di Meco pose une question de méthode. Oui, l’enchaînement des défaites et le contenu inquiétant attisent la colère, mais l’intimidation ne répare rien : elle fragilise un vestiaire déjà en perte de repères et accroît la défiance. Reste désormais à Nice – direction, staff et leaders du groupe – d’enclencher une réponse commune. Car la mauvaise spirale sportive pourrait se transformer en crise durable. Et là, tout le monde y perd, du kop à la pelouse.
