Battu à Monaco (0-1) samedi, le Paris Saint-Germain a choisi la voie de l’apaisement. Luis Enrique a accordé plusieurs jours de repos à son groupe avant une fin d’année surchargée. Explications.
Au lendemain d’un revers en Principauté, que le coach a lui-même jugé comme « le plus mauvais match de la saison », le staff du PSG a tranché : une parenthèse pour souffler. De ce fait, l’entraînement ne reprendra que mercredi en fin d’après-midi, offrant environ trois jours complets de coupure aux joueurs. Le message est on ne peut plus clair : débrancher pour mieux repartir, plutôt que d’alourdir des jambes déjà lourdes.
Repos assumé, calendrier brûlant
Luis Enrique a estimé qu’une « déconnexion physique et mentale » était nécessaire, allant jusqu’à accorder trois à trois jours et demi de repos, décision rare à ce moment de la saison. Le technicien espagnol veut préserver un effectif éprouvé par l’enchaînement matches de Ligue 1, Ligue des champions et trêves internationales, plutôt que de punir à chaud.
Une approche de gestion qui tranche mais s’explique : Paris a déjà disputé une vingtaine de rencontres depuis la mi-août, sans compter les minutes accumulées en sélection. Reste que la suite ne pardonnera rien. Le PSG enchaînera cinq rendez-vous majeurs avant les vacances : une 6e journée de Champions League à Bilbao, un tour couperet de Coupe de France, la finale de la Coupe intercontinentale, et deux matches de L1 où la marge s’est réduite après Monaco.
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Autrement dit, ce break est un pari mesuré : recharger les batteries aujourd’hui pour éviter l’explosion demain. Face à Rennes dès le week-end prochain, on saura vite si Paris a troqué la tête lourde pour les jambes légères. Sur le plan du signal envoyé au vestiaire, Enrique assume : responsabiliser ses leaders, calmer la machine, et repartir sur des bases saines. Le timing est serré, la méthode audacieuse – mais peut-être exactement ce qu’il fallait.
