OGC Nice : Haise « n’a plus la main sur son groupe » et doit partir

franck haise ogc nice
Franck Haise (OGC Nice).

La crise niçoise s’enlise et les mots deviennent tranchants. Alors que Franck Haise a reconnu avoir proposé sa démission après la claque contre l’OM, Daniel Riolo estime qu’il est temps de tourner la page au Gym.


Le naufrage européen à Porto (0-3) a ravivé toutes les fractures d’un OGC Nice déjà giflé par l’OM (1-5) en Ligue 1. Dans la foulée, Franck Haise a admis en conférence de presse avoir offert sa tête « pour être l’électrochoc » après la débâcle face aux Marseillais – une proposition refusée par sa direction, a-t-il précisé, tout en se disant « prêt à l’accepter » si c’est « la solution ». De son côté, Daniel Riolo n’y va plus par quatre chemins : pour le consultant RMC, Nice doit trancher vite afin de ne pas laisser la saison filer.

« Il n’a plus la main sur son groupe »

Quelles solutions pour relancer l’OGC Nice ? « La première, c’est évidemment de se séparer d’un entraîneur qui n’a ouvertement plus de solutions, et qui n’a plus la main sur son groupe. », lâche Daniel Riolo dans l’After Foot. « Il y a des portes de sortie. Ils trouveront une solution s’il doit partir. » Et de tacler la prolongation signée récemment par le coach : « À quoi ça sert de prolonger ? Ça, tu demanderas au club. » Des propos sans détour.

Dans les faits, l’argumentaire de Riolo trouve un écho cruel : série noire en Europe, vestiaire crispé ces dernières semaines, et une dynamique de jeu en chute libre. Quand un coach en vient à proposer lui-même de servir d’« électrochoc », c’est que la relation de confiance s’est sérieusement fissurée. Côté tableau de bord, le Gym n’envoie plus aucun signal positif : plan de jeu brouillé, fragilité mentale, leaders en souffrance.

Reste une question brûlante pour Ineos : maintenir Haise pour tenter un sursaut… ou l’acter dès maintenant et repartir sur autre chose. Le risque, à force d’attendre, c’est d’ancrer durablement cette spirale négative. À l’inverse, un choc immédiat peut rebattre les cartes avant l’hiver. Dans tous les cas, le temps joue contre Nice – et la position publique du coach comme du consultant met désormais la direction face à ses responsabilités.

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