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Et, pour l’habituel surprise de l’US Open, il faudra piocher dans la liste ci dessous. Il est fort probable de retrouver un ou deux de ces joueurs en demi-finale du tournoi américain. Peuvent-il faire mieux ? On en doute sincérement.
Malgré une préparation difficile, sans grande garantie, avec des pépins physiques et « l’affaire Kyrgios« , Stan Wawrinka est, par définition, toujours dangereux en majeur. Demi-finaliste il y a deux ans, il faudra se méfier de lui s’il rentre tranquillement dans son tournoi. Car arrivé en deuxième semaine, il sera tout sauf bon à prendre. Nous le savons tous, Stanimal n’attend qu’une chose : jouer Djokovic ou Federer en Night session sur un court Arthur Ashe plein à craquer.
Demi-finaliste il y a 2 mois sur le gazon londonien, Richard Gasquet pratique cet été un tennis très, très solide. Comme Wawrinka, il était demi-finaliste à New-York il y a deux ans. Libéré de soucis physiques, il peut s’exprimer librement. La facilité avec laquelle il a dominé Cilic à Cincinnati et son combat (perdu) contre Murray doivent lui donner confiance pour le dernier majeur de l’année.
Malgré sa rupture d’avec Roger Rasheed, puis d’avec Maria Sharapova, Grigor Dimitrov a sans doute livré son meilleur match de la saison contre Murray à Cincinnati. Réalisant quelques hot shot nous rappelant sa réputation « d’élastique-man », il a surtout montré un visage solide, consistant et rageur. Son tennis semble être revenu. Il ne lui reste désormais qu’à faire sauter ses barrières mentales qui le font craquer dans les moments chauds. Si cela arrive à New-York, attention…
Tout va contre lui, mais ne pas citer Rafael Nadal serait criminel. Lorsque l’on compte quatorze titres du Grand Chelem, dont deux à New York, on mérite d’être cité comme un outsider. Peu convainquant (c’est peu de le dire) en 2015, pas rassurant non plus sur béton, il faudra compter sur son mental hors du commun pour le voir atteindre ne serait-ce que le dernier carré. Une performance qui serait déjà miraculeuse, lui qui n’a plus goûté une demi-finale de Grand Chelem depuis 1 an et demi.
Pour finir, deux grosses cotes que DebatsSports assumera, même lorsqu’elles se seront révélées ridicules. Pour commencer, Nick Kyrgios doit se relever, et redonner un visage positif aux yeux du monde. Il doit également montrer qu’il a un énorme caractère, et qu’il est le futur du tennis mondial, tout en faisant oublier son tennis trop souvent indigent cet été. Une mission à la taille de son talent.
Et enfin, le tennis américain pourrait se découvrir une nouvelle coqueluche lors de cette 135ème édition de Flushing Meadows. Si le tirage ne lui offre pas un des quatre premiers mondiaux dès le 3ème tour, Jack Sock peut sans aucun doute réaliser le tournoi le plus abouti de sa jeune carrière. Il est le prototype du joueur qui peut prendre feu à n’importe quel moment. Vainqueur en junior il y a cinq ans, son tennis insouciant peut se réveler sous les flashs de Big Apple. Et surtout, en faire, à 22 ans, le nouveau patron du tennis américain.