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Kei Nishikori, vainqueur à Washington, demi-finaliste à Montréal, absent à Cincinnati.
Derrière les trois cadors, Kei Nishikori fait figure de leader du « reste du monde ». Finaliste l’an passé, il a réalisé une très belle tournée estivale, avec un titre dans la capitale américaine, et un joli tournoi au Canada, malgré une défaite très sèche contre Murray en demi-finale. Un tournoi qui l’a vu battre pour la première fois l’ancien numéro un mondial, Rafael Nadal.
Si son physique le laisse tranquille (un gros point noir chez le nippon, régulièrement blessé), il devrait atteindre les quarts de finale sans trop de soucis, voire mieux, selon le tirage au sort. Comme Djokovic, l’outdoor est son terrain favori. C’est là où son revers illisible fait le plus de dégâts. Sa propension à couper toutes les trajectoires pour ne pas laisser respirer son adversaire fait des merveilles sur surface rapide. Et, comme lui aussi fait partie des meilleurs relanceurs du circuit, il semble avoir un léger matelas contre les très gros serveurs que peuvent être Karlovic ou Isner.
L’an dernier, il avait sorti Novak Djokovic dans ce qui est sans doute le meilleur match de sa carrière, avant de céder contre Marin Cilic en finale. Si Cilic, selon toute vraisemblance, ne devrait pas être au niveau de l’an dernier, la concurrence semble encore plus forte qu’il y a un an. Revenir en finale serait sans aucun doute un exploit colossal pour le japonais.