Santi Cañizares allume la mèche dans le dossier Vinicius. Pour l’ancien gardien de la Roja, l’ailier du Real Madrid réclame trop par rapport à son niveau actuel et pousse son agent à accentuer la pression sur la Maison Blanche.
Dans des déclarations relayées en Espagne, Santi Cañizares estime que l’écart entre les exigences salariales du Brésilien et son rendement du moment est devenu trop important. Au-delà du simple jeu de négociations, l’ex-portier pointe une ligne rouge : un club comme le Real Madrid ne peut pas s’aligner sur des montants déconnectés de la production sportive. Et, selon lui, la stratégie du camp Vinicius consiste à accélérer le tempo en mettant la pression sur le club.
« Trop agressif » dans la négociation, pas assez convaincant sur le terrain ?
Santi Cañizares explique : « Sa rémunération, si elle se base sur ce que produit Vinicius actuellement, ne correspond certainement pas aux chiffres évoqués, ni à ce qui sera mis sur la table. Le fait est que le niveau de rémunération qu’il demande ne correspond pas à celui de la plupart des joueurs du Real Madrid. »
Cañizares précise son propos et donne les informations qu’il a récoltées : « Le joueur a demandé à son agent de mettre la pression sur le club car la durée restante de son contrat est courte et l’échéance approche. Selon lui, le club devrait payer pour les attentes qu’il suscite et pour ce qu’il a été, car c’était un grand joueur qui a failli remporter le Ballon d’Or et qui a gagné la Ligue des champions. »
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Le message est frontal : le Real ne doit pas rétribuer « le souvenir » d’un pic de forme, mais la valeur du présent. Cañizares ne nie pas l’aura de Vinicius mais il conteste l’idée d’un chèque à blanc au nom de ce passé récent. Dans un vestiaire où les standards sont impitoyables, la cohérence salariale reste un marqueur d’autorité. Vinicius est prévenu.
