Real Madrid : le mois d’avril catastrophique d’Arbeloa

Alvaro Arbeloa Real Madrid CF coach
Alvaro Arbeloa (Real Madrid)

Le Real Madrid a laissé filer beaucoup plus que des points en avril. En quelques semaines, l’équipe d’Arbeloa a dilapidé son élan, perdu sa marge de manœuvre en Liga et terminé le mois avec une impression de saison qui se fissure au pire moment.

Le nul concédé face au Betis a confirmé une tendance lourde : ce Real Madrid n’avance plus au rythme d’un candidat crédible au titre. Alors que le FC Barcelone peut encore creuser l’écart, les Merengues bouclent un mois d’avril presque entièrement raté, avec une seule victoire, arrachée contre Alavés, et surtout une dynamique profondément dégradée. Le contraste est brutal, car la fin mars avait redonné de l’espoir avec un succès face à l’Atlético de Madrid et une qualification marquante contre Manchester City.

Un enchaînement négatif qui a tout emporté

C’est justement ce qui rend la chute plus frappante. Le Real Madrid semblait avoir retrouvé de la consistance, puis tout s’est effondré en quelques rendez-vous clés. Le nul à Majorque a ouvert la séquence, avant la défaite contre le Bayern au Santiago Bernabéu. Derrière, les points perdus contre Gérone ont encore fragilisé le groupe, puis le revers en Allemagne a achevé les ambitions européennes. En quelques matches, l’équipe a vu sa confiance s’éroder, son jeu perdre en clarté et son mental céder dans cette période où les titres se décident vraiment.

Ce mois d’avril donne surtout le sentiment d’un club qui a mal réparti ses forces. Après avoir déjà quitté la Coupe du Roi prématurément, le Real semblait miser gros sur la Ligue des champions. Ce pari n’a pas tenu. Désormais, le regard se tourne déjà vers la reconstruction et la refonte de l’effectif. Entre les retours attendus de Mbappé, Militão et Arda Güler, et la volonté de renforcer l’effectif avec un défenseur central, un créateur et davantage de profondeur de banc, la fin de saison ressemble presque à une transition forcée. Plus qu’un simple trou d’air, avril a exposé les limites d’un Real Madrid qui doit vite se réinventer.

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