Javier Estrada Fernández, ancien arbitre de Liga, sort du silence sur un épisode qui a marqué sa carrière : l’expulsion de Cristiano Ronaldo en 2009. Dans son récit, il décrit un après-match électrique et des conséquences durables sur ses désignations.
La scène remonte à la saison 2009/2010. Cristiano Ronaldo est renvoyé aux vestiaires en fin de rencontre, et la soirée de l’arbitre Estrada bascule. L’Espagnol raconte un échange téléphonique aussi rapide que brutal avec le patron des arbitres de l’époque, puis une mise à l’écart prolongée des matchs du Real Madrid pendant près de deux ans. Ce témoignage réactive un débat sensible : l’influence des rapports de force autour de l’arbitrage et la pression, parfois invisible, qui accompagne les décisions les plus exposées.
Estrada Fernández raconte : « Le football a une face sombre »
« En 2009, j’ai expulsé Cristiano Ronaldo. Après cela, je n’ai plus arbitré un seul match du Real Madrid pendant près de deux ans. » confie d’abord l’ex-officiel, situant la chronologie et la portée de cet épisode sur sa carrière.
Javier Estrada Fernández poursuit son propos : « À peine rentré chez moi, j’ai reçu un appel du président de la commission, Victoriano Sánchez Arminio, une dizaine de minutes après mon arrivée. Il m’a clairement fait comprendre qu’il n’avait pas apprécié la situation, que l’affaire ferait la une de tous les journaux sportifs du pays. »
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Le dossier devient instantanément politique, avec une pression médiatique annoncée. L’arbitre conclut son propos d’une phrase lourde de sous-entendus : « Le Président de la commission a laissé entendre qu’il y aurait des conséquences. Le football a une face sombre, souvent méconnue ou que l’on préfère ignorer, et certains n’hésitent pas à l’exploiter à des fins personnelles. » Ces mots jettent une lumière crue sur l’écosystème : l’arbitre n’est jamais seul avec son sifflet, encore moins quand il touche aux icônes.
