Au Real Madrid, la présidence ne se joue pas seulement sur le prestige ou la popularité. Derrière l’assurance affichée de Florentino Pérez, il existe surtout un verrou réglementaire redoutable qui rend toute candidature presque hors norme.
Florentino Pérez a convoqué une nouvelle élection à la présidence du Real Madrid avec un calme qui n’a surpris personne à Madrid. Et pour cause : les statuts du club dressent une barrière d’entrée très élevée. Premier filtre, le candidat doit être espagnol. Deuxième exigence, il doit être majeur et disposer de sa pleine capacité juridique. Troisième condition, il faut être à jour de toutes ses obligations envers le club. Rien que ce socle écarte déjà de nombreux profils. Mais le vrai tri commence ensuite.
Sept règles qui ferment presque toutes les portes
La quatrième condition est l’une des plus lourdes : pour briguer la présidence, il faut être socio du Real Madrid depuis au moins vingt ans sans interruption. Pour les vice-présidents, le seuil descend à quinze ans, et à dix ans pour d’autres fonctions. Cinquième point, aucun candidat ne peut être frappé d’une sanction l’empêchant d’exercer des responsabilités dirigeantes. Sixième verrou, il ne peut pas occuper de fonction dans un autre club au moment où sa candidature est validée.
À lire aussi
Real Madrid : l'actu du moment
»
Reste enfin la condition la plus dissuasive : la garantie bancaire. Le postulant doit présenter un aval représentant au minimum 15 % du budget général des dépenses du club, soit environ 187 millions d’euros selon les chiffres avancés autour de cette élection. Cette somme, à elle seule, explique pourquoi Florentino Pérez paraît si serein. Un profil comme Enrique Riquelme, souvent cité en Espagne, aurait théoriquement les moyens d’entrer dans la course. Mais entre nationalité, ancienneté, incompatibilités et puissance financière, la présidence du Real Madrid ressemble plus que jamais à une forteresse.
