Ancien latéral du PSG, Grégory van der Wiel brise un tabou lourd : il affirme avoir traversé sa carrière sans envie, sans joie ni fierté, prisonnier d’un costume de footballeur qu’il ne reconnaissait plus.
Avec plus de 130 matchs sous le maillot parisien, Grégory van der Wiel a livré un témoignage glaçant sur son compte Instagram. Passé par le PSG entre 2012 et 2016, avec plus de 130 matchs sous le maillot parisien, Grégory van der Wiel a livré un témoignage glaçant sur son compte Instagram. L’ancien international néerlandais raconte avoir détesté jouer au foot au plus haut niveau, malgré un palmarès de 16 trophées. Il explique qu’il n’a ressenti « aucune joie, aucune fierté » au moment de soulever ces titres, comme si sa propre vie de joueur lui échappait. Derrière l’image d’un latéral offensif souriant, l’ex du PSG dit avoir vécu une véritable prison intérieure.
« Le football est une prison » : un cri venu de l’intérieur
Dans son long message, Grégory van der Wiel pose des mots durs sur ce malaise silencieux persistant depuis. Il confie : « Le football est une prison. Je n’ai pas apprécié un seul moment de ma carrière. J’ai gagné 16 trophées, et je me suis senti complètement seul. J’avais l’impression d’être spectateur. Comme si je n’en faisais pas partie. Parce que je portais un masque. Je ne ressentais rien. Aucune joie, aucune fierté, aucun soulagement. Rien. » joueur qui avance en pilote automatique, prisonnier du regard des autres et d’un rôle qu’il ne parvient plus à habiter réellement.
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Le Néerlandais poursuit en expliquant combien cette tension permanente a figé son jeu et son esprit : « Je jouais raide alors que j’aurais dû jouer librement. Je me retenais alors que j’aurais dû exploser. Si vous êtes dans un vestiaire et que vous ressentez la même chose, vous n’êtes pas faible, vous êtes humain. » Un message fort envoyé à toute une génération de footballeurs, notamment au PSG, où la pression est constante. En brisant l’omerta sur la santé mentale dans le très haut niveau, van der Wiel rappelle que derrière les titres et les lumières, certains vivent le football sans joie, sans fierté, dans un silence lourd.
