OL : « Quand tu passes de Satriano à Endrick, il faut se mouiller la nuque »

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Endrick (OL)

Endrick a embrasé l’Olympique Lyonnais en un éclair. Entre un triplé retentissant contre Metz et une efficacité froide, le Brésilien a déjà changé le visage de l’OL, au point de bluffer Walid Acherchour.

Arrivé en prêt pour relancer sa progression, Endrick a frappé très fort d’entrée. En trois rencontres toutes compétitions confondues avec l’OL, l’attaquant a empilé quatre buts et délivré une passe décisive, avec en point d’orgue un triplé lors du 5-2 face à Metz hier soir. À 19 ans et 188 jours, il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire du club à signer un triplé en Ligue 1, dépassant Bernard Lacombe. Au-delà des chiffres, c’est l’impression de maîtrise dans le dernier tiers et l’énergie transmise au groupe qui relancent les ambitions lyonnaises, solidement arrimées au Top 4 après ce succès.

OL : Acherchour s’enflamme pour le phénomène Endrick

Walid Acherchour explique, sur le plateau de l’After Foot (RMC Sport) : « Endrick ? Je suis bluffé quand même par ses performances parce que bien évidemment qu’on savait qu’il avait un gros potentiel. Mais il y avait quand même la question de l’état d’esprit. J’avais vu un Endrick, notamment au Real Madrid, un peu foufou sur chaque ballon en essayant d’aller chercher la lumière, la statistique. Et j’avais peur que cela ne soit pas un joueur connecté avec les autres. Et pour l’instant, c’est tout le contraire. Il sent le jeu. Quand il faut faire la passe, il la donne. Quand il faut marquer, il marque. Il est plein de confiance. »

« Aussi, athlétiquement, il est au point. Il est très très fit physiquement et on sait que le championnat français est quand même dur dans cet aspect. Alors oui ça reste que Lille, Brest et Metz, donc il faudra avoir confirmation, mais pour l’instant, il a totalement transfiguré l’OL. Quand tu passes de Satriano à Endrick, il faut se mouiller la nuque hein, il faut même prendre une douche ou deux parce que le pouvoir qu’Endrick a dans le dernier tiers adverse est vraiment exceptionnel à l’échelle de la Ligue 1 et à l’échelle lyonnaise. »

Difficile de le contredire. La palette d’Endrick saute aux yeux – appels dans le dos, premières touches orientées, finition clinique – et surtout cette capacité à « sentir le jeu » qui débride les milieux et libère les couloirs. Oui, l’échantillon reste réduit et des adversaires plus armés viendront tester sa constance, mais l’OL tient un accélérateur inédit, autant par l’exécution que par la confiance qu’il diffuse. S’il maintient ce niveau, le sprint du printemps pourrait prendre une toute autre dimension sur les bords du Rhône.