L’ancien portier de l’AS Nancy-Lorraine et du FC Sochaux, Baptiste Valette, comparaît du 1er au 3 décembre devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle. L’affaire porte sur un viol présumé commis en pleine rue à Nancy. La présomption d’innocence s’applique jusqu’au verdict.
L’ex-gardien de 32 ans doit répondre de faits qualifiés de « viol aggravé » devant les jurés à Nancy, trois jours d’audience étant programmés pour examiner les éléments à charge et à décharge. Les faits se seraient déroulés en centre-ville et ont conduit à l’ouverture d’une instruction puis au renvoi aux assises. La procédure a été marquée par la gravité du témoignage de la plaignante, qui évoque une agression en pleine rue. Le club nancéien, aujourd’hui en National, n’est pas partie au procès mais voit son nom associé à une affaire qui dépasse le terrain.
Un procès scruté : image du foot et responsabilité individuelle
Au-delà du seul cas Valette, cette audience interroge l’écosystème du football sur ses réflexes face aux affaires judiciaires, notamment face aux violences sexuelles sur les femmes. La chronologie : une enquête, des expertises, puis la décision de renvoi devant la cour d’assises, étape rare et lourde. Ni le football, ni l’ASNL, ni Sochaux ne sont jugés ; c’est un homme qui devra répondre de faits précis.
Mais l’impact réputationnel est réel. Dans ce contexte, la justice doit trancher, sereinement, en droit, et rien qu’en droit, alors que le contexte des violences présumées perpétrées par des joueurs sur des femmes demeure lourd (Hakimi, Mendy, etc.). La défense cherchera à déconstruire le récit de l’accusation, à pointer d’éventuelles contradictions et à rappeler l’absence de certitude tant que les preuves ne sont pas établies.
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L’accusation, elle, tentera de consolider le faisceau d’indices : circonstances, témoignages, éléments médico-légaux. Pour le foot français, ce procès est un test de maturité : savoir dissocier la responsabilité individuelle de la bannière collective, protéger les victimes potentielles, tout en respectant la présomption d’innocence. Une position de principe qui doit primer sur les emballements, dans une affaire où chaque mot pèse et où seule la cour dira le droit.
