Au PSG, Luis Enrique regarde vers les sommets. Mais lorsqu’il évoque Gijon, sa ville natale, le technicien espagnol laisse aussi apparaître une part plus intime, entre rêve assumé, regrets tenaces et vraie peur de briser un lien affectif trop fort.
Luis Enrique a répondu sans détour à une question forcément sensible : entraîner un jour le Sporting Gijon, le club de sa ville. Alors que le coach du PSG s’est confié à un média local des Asturies, il a reconnu que cette perspective avait tout d’un rêve, sans masquer les freins qui l’accompagnent. Entre son parcours, son attachement à Gijon et son confort au plus haut niveau, l’entraîneur parisien a livré un aveu fort. Et la suite de ses mots en dit long sur ce tiraillement.
Un rêve de cœur, mais un risque qu’il juge immense
Luis Enrique a d’abord rappelé une vieille frustration, avec une pointe de nostalgie assumée : « Entraîner un jour le Sporting Gijon, le club de ma ville ? Ce serait quelque chose de magnifique. Mais le Sporting a raté une occasion en or en ne me la donnant pas au début. L’opportunité s'est présentée alors que j'étais un parfait 'inconnu’. Eh bien oui, comme entraîneur, j'étais un inconnu. C'est ce qu'a fait le Barça en me confiant l'équipe réserve… »
Le message est limpide. Dans son esprit, le Sporting a laissé passer le bon moment, celui où une aventure pouvait naître plus naturellement. Depuis, Luis Enrique a changé de dimension. Passé par les plus grandes scènes, il s’est installé dans une autre catégorie, celle des entraîneurs qui vivent pour les sommets et la pression maximale.
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Puis il a poursuivi avec une formule aussi marquante que brutale, livrée sans détour et sans filtre : « J’ai vu Pitu, qui n'a pas échoué, il a triomphé comme joueur et comme entraîneur. Mais il a été critiqué et limogé du Sporting. Moi qui ai si peu vécu à Gijon, seulement mes vingt premières années, si je vais là-bas et qu'ils me virent, je crois que je me jetterai du haut de la colline Santa Catalina. C'est donc difficile. De plus, maintenant, je suis habitué au plus haut niveau, là où je me sens le plus à l'aise. » Une réponse cash, sincère et très révélatrice.
