Bayern-PSG : « s’il y avait eu 0-0 à l’aller, Munich aurait été favori »

Luis Enrique PSG
Luis Enrique (PSG)

Le PSG avance avec un but d’avance avant son déplacement à Munich, mais rien ne semble écrit dans cette demi-finale de Ligue des champions. Vincent Moscato, marqué par le scénario complètement fou de l’aller, refuse de voir Paris déjà au-dessus du Bayern.

Bayern-PSG promet encore une soirée sous tension. Vainqueur 5-4 au Parc des Princes, le club parisien a pris une petite option, sans vraiment tuer le suspense. C’est bien ce qui nourrit le doute autour de cette seconde manche à l’Allianz Arena, alors que le Bayern reste redoutable chez lui. Le score de l’aller a offert un léger matelas au PSG, mais la fin de match, avec cette remontée bavaroise de 2-5 à 4-5, a forcément laissé des traces. Et justement, Vincent Moscato n’a pas fermé les yeux sur ce scénario qui relance tout avant le retour.

Moscato refuse de croire à un avantage décisif

Vincent Moscato a parfaitement résumé le malaise qui entoure ce Bayern-PSG : « Sur la prestation qu’il reste à venir, je ne suis pas rassuré. C’est du 50-50. S’il y avait eu 0-0, le Bayern aurait été favori, ils reçoivent, c’est toujours un avantage. Ce Bayern-là ne me rassure pas du tout pour une qualification du PSG. » Une lecture limpide, qui colle à la physionomie de cette confrontation : Paris a gagné, oui, mais sans éteindre l’incendie.

Le consultant en a remis une couche sur la force de frappe allemande : « J’essaye de me demander si c’est un avantage énorme d’avoir un but d’avance. Quand on voit Kane et tout ça, il est extraordinaire. Luis Diaz, le match qu’il fait ce mec… » Puis il a rappelé pourquoi la prudence reste obligatoire : « Il ne peut rien leur arriver au PSG ? Quand ils sont à 5-2 et qu’ils se font remonter, il peut leur arriver qu’ils se fassent remonter. » Dit autrement, le PSG a la main, mais sûrement pas le droit de gérer. Luis Enrique le sait : une demi-finale ne se joue pas à moitié.

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