Le dossier Lens-PSG prend une autre ampleur. Alors que le club nordiste campe sur son refus, la direction parisienne, portée par Nasser Al-Khelaïfi, avance un argument plus large : derrière ce possible report, c’est toute la place du foot français en Europe qui serait en jeu.
Prévu le 11 avril à Bollaert, le choc entre Lens et le PSG se retrouve au cœur d’un bras de fer tendu. Paris souhaite décaler cette affiche de Ligue 1 afin d’aborder dans les meilleures conditions son quart de finale retour de Ligue des champions contre Liverpool, programmé le 14 avril. En face, Lens rappelle que la date était fixée depuis le 6 mars et refuse de voir son calendrier bouleversé, en invoquant l’équité sportive et une séquence qui pourrait l’obliger à enchaîner à un rythme infernal. Mais la riposte parisienne est désormais posée, et elle dépasse largement le seul cadre de ce sommet.
Le PSG élargit le débat au destin européen de la Ligue 1
Dans sa réponse, la direction du PSG insiste : « Les performances des clubs français engagés sur la scène européenne bénéficient à l’ensemble du football français, dans un contexte où la France occupe actuellement la 6e place à l’indice UEFA pour la saison 2025-2026. » Puis elle appuie là où le sujet devient brûlant : « L’enjeu est important : sécuriser la 5e place à l’indice UEFA, synonyme d’une meilleure représentation du football français en compétitions européennes, avec jusqu’à sept clubs qualifiés. Le succès des clubs français en Europe génère par ailleurs des retombées directes pour l’ensemble des clubs professionnels, et pas uniquement pour les équipes engagées dans ces compétitions. »
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Le message est clair : Paris ne présente pas ce report comme un passe-droit, mais comme une décision qui pourrait servir l’intérêt collectif. La direction parisienne ajoute d’ailleurs : « La perspective de voir deux clubs français accéder aux demi-finales de compétitions européennes représente une opportunité importante pour la Ligue 1, tant sur le plan sportif qu’économique. Ce type de reprogrammation a été mis en œuvre de manière régulière par la LFP par le passé, au bénéfice de nombreux clubs français engagés en compétitions européennes. » Reste maintenant à la LFP de trancher un dossier explosif.
