2016, la jeunesse au pouvoir.

Alexander Zverev

Saison 2015 : 14 victoires, 17 défaites, 17 tournois disputés sur le circuit ATP.

11 victoires, 4 défaites, 5 tournois disputés, 1 titre sur le circuit Challenger, 83ème mondial en fin de saison

Saison 2016 : 44 victoires, 24 défaites, 1 titre, 2 finales, 23 tournois disputés, 24ème mondial en fin de saison

Quelle saison ! Quel talent ! Quel joueur ! En 2016, Alexander Zverev a éclaboussé de sa classe le tennis mondial. Plus jeune joueur du top 100 en 2015, 83ème mondial, « Sascha » a fait ce qu’on attendait de lui à Débats Sports : il a changé de dimension.

Avec une entrée dans le top vingt en cours d’année, il a fini la saison au 24ème rang mondial, compilant trente victoires de plus qu’en 2015, trois finales sur trois surfaces différentes avec à la clé, une victoire à Saint Pétersbourg, dans un ATP 250 extrêmement relevé où il a défait Tomas Berdych et Stan Wawrinka, deux membres du top dix ATP.

Avec Dominic Thiem à Beijing et Roger Federer sur le gazon de Halle, c’est donc quatre membres du top dix vaincus par un joueur qui n’a encore, s’il faut le rappeler, que 19 ans. Avec un bilan presque neutre contre le top 20 mondial (dix victoires treize défaites), et 34 victoires pour onze défaites contre les joueurs hors top vingt, il a montré une solidité et une régularité bluffantes.

Techniquement et physiquement, tout est parfait. Lorsque vous le voyez se mouvoir, Zverev semble bien plus petit que son mètre 98. Rapide, avec un jeu de jambes irréel pour un joueur de ce gabarit, qui lui permet, nous l’avons déjà dit ici, de pouvoir tenir la cadence en revers, même avec des prises de balle très basses.

C’est peut-être mentalement que le petit frère de Mischa pêche encore un peu. Râleur, colérique, il parle beaucoup, à lui, comme à l’arbitre. Son body language ne semble pas particulièrement positif, mais, malgré cela, le 24ème mondial est un vrai combattant.

Que lui souhaiter pour 2017 ? Se stabiliser dans le top vingt, déjà. Et après ? Il ne faut pas bruler les étapes. Mais la question n’est pas de savoir si Alexander Zverev est un futur numéro un mondial. La question est de savoir quand est-ce qu’il deviendra numéro un mondial.