2016, la jeunesse au pouvoir.

Grigor Dimitrov

Saison 2015 : 33 victoires, 22 défaites, 22 tournois disputés, 28ème mondial en fin de saison

Saison 2016 : 39 victoires, 26 défaites, 26 tournois disputés, 3 finales, 17ème mondial en fin de saison

Si la différence comptable entre 2015 et 2016 ne saute pas aux yeux, Grigor Dimitrov nous a pourtant bien rappelé qu’il était bien un joueur de tennis. Alors oui, sa saison 2014 qui l’avait vu rentrer dans le top 10 et afficher un bilan de 49 victoires et 18 défaites semble très loin, mais par intermittence, le Bulgare a montré qu’il y avait encore en lui ce joueur fabuleux capable de jouer une demi-finale à Wimbledon.

17ème mondial, il n’a jamais été aussi proche de Roger Federer, classé juste au-dessus de lui au classement ATP. Cette saison, « Baby Fed » a joué une saison en trois temps.

Après un bon début de saison, qui l’a vu s’offrir une finale à Sydney ou à Istanbul, il s’est totalement perdu, enchaînant entre Madrid et le Queen’s cinq défaites consécutives. C’est surtout en fin de saison que son tennis est redevenu plus consistant, lui permettant de se hisser en demi-finale à Cincinnati, en huitième à l’US Open et en finale à Pékin. Entre août à novembre, il a accroché à son tableau de chasse des joueurs comme Stan Wawrinka, Lucas Pouille, Richard Gasquet ou encore Rafael Nadal. Même son ultime défaite fut honorable, avec un set pris contre Novak Djokovic à Paris.

Une fin d’année qui permet de croire encore au Bulgare. Car c’est ça Grigor Dimitrov. Un mélange de talent hors norme, de tennis champagne, de failles mentales (ce pétage de plomb sur balle de titre à Istanbul restera dans les annales), de coups d’éclat et d’espoirs déçus. Mais, à chaque fois, le 17ème mondial entretient le suspens et laisse espérer à chaque amoureux du tennis d’avoir le privilège de revoir le Dimitrov de 2014, jouant à certains moments, le meilleur tennis de la planète.

Alors quelle cuvée pour 2017 ? Faire autre chose qu’espérer la meilleure est presque criminel.