Real Madrid : une ex-employée raconte son calvaire, « Je travaillais dans la peur constante »

florentino perez real madrid
Florentino Pérez (Real Madrid)

Itziar Gonzalez de Arriba, ex-nutritionniste du Real Madrid (2021-2024), brise le silence. Elle décrit un quotidien empoisonné à Valdebebas, entre mises à l’isolement, accusations infondées et pressions constantes. Le club n’a pas encore répondu.


Recommandée au club après avoir travaillé avec Dani Carvajal et Rodrygo, Gonzalez de Arriba affirme que son intégration a rapidement viré au cauchemar. À l’entendre, les résistances internes l’auraient privée d’outils essentiels pour exercer, jusqu’à remettre en cause sa légitimité. Le contraste est saisissant entre la mission initiale – structurer la nutrition du groupe pro, du buffet aux compléments – et l’expérience vécue : portes closes, dénigrements, entraves. Récit d’une chute, jusqu’à l’annulation pure et simple du « Service Nutrition » du club.

« Hostilité », « isolement », « peur » : des accusations graves

La jeune femme explique : « Le personnel médical a créé un environnement hostile dès le départ […] ils m’ont dit que j’étais là à cause d’un caprice du président […] et qu’ils allaient le convaincre que j’étais folle pour me virer. »

Elle décrit ensuite un accueil glacial : « Ils ne m’ont présentée à personne […] ne répondaient pas à mes mails ni à mes messages. » Très vite, les soupçons : « La première semaine, ils m’ont accusée d’avoir volé un lot complet de compléments alimentaires. J’ai réussi à prouver mon innocence. »

Elle dit aussi le décalage des consignes : « Le président lui-même est venu me dire ce qu’il voulait que je fasse […] mais ses consignes étaient complètement différentes des ordres que je recevais soi-disant “au nom du président”. » Les obstacles s’accumulent : « On m’a mis toutes sortes d’obstacles pour faire mon travail […] le cuisinier sert ce qu’il veut, comme des pâtisseries avant les matchs […] les médecins et kinés disent aux joueurs de ne pas suivre mes instructions. »

Le climat se détériore : « Ils se moquaient constamment de moi, plaisantaient dans les groupes WhatsApp. » Puis la mise à l’écart : « La direction m’a empêchée d’entrer à Valdebebas […] ils allaient lancer une enquête interne à charge, alors que je n’avais rien fait et voulais juste faire mon travail. » Jusqu’à l’épuisement : « Je travaillais dans la peur constante, sans repos. »

Et le couperet administratif tombe : « Le directeur des Ressources Humaines […] m’a dit que le Service Nutrition était finalement fermé, que je devais partir […] et qu’ils allaient me payer le reste de mon contrat. » Enfin, la démarche judiciaire : « J’ai déposé une plainte […] Je fais encore des cauchemars toutes les nuits. » Contacté, le Real Madrid ne commente pas pour l’instant.

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