Real Madrid-Manchester City : la prestation de Clément Turpin saluée

clement turpin arbitre
Clément Turpin (arbitre)

Soirée maîtrisée pour Clément Turpin au Santiago Bernabéu. L’arbitre français a été encensé par l’ex-international Barrenechea Montero pour son placement, sa gestion des tensions et l’usage du VAR lors de la victoire de Manchester City (1-2).


Dans un match nerveux et truffé de duels, Turpin a imposé une ligne claire : laisser jouer quand c’est possible, couper court quand ça chauffe. Sa lecture des contacts a fluidifié la rencontre et sa pédagogie a apaisé les acteurs. Deux moments clés ont cristallisé son autorité : l’annulation, via le VAR, d’un penalty signalé sur Vinícius, puis la sanction du “câlin” de Rüdiger sur Haaland, transformé en penalty. À Madrid, ces décisions fortes ont rappelé pourquoi le Français est régulièrement désigné sur les plus grosses affiches européennes.

« Beaucoup de sérénité » : l’analyse de Barrenechea Montero

Barrenechea Montero (ex-arbitre international) explique, au sujet du match de Clément Turpin : « Il s’est à tout moment bien placé grâce à ses déplacements rapides dans une rencontre intense et avec de nombreux contacts. Il a correctement appliqué l’avantage et a donné beaucoup de fluidité au jeu. Avec un bon discernement, il a sanctionné les infractions, sachant couper à temps de petits accrochages comme celui qui a opposé, à la 30e minute, Asencio et Doku.

Montero poursuit : « Il a également eu raison sur le penalty contre le Real Madrid avec l’usage de la VAR. Transmettant beaucoup de sérénité dans ses décisions, il a réussi à calmer les nerfs des joueurs, auxquels il a donné des explications lorsque l’occasion l’exigeait. La VAR a justement annulé le penalty de Matheus Nunes sur Vinícius. Aussi, il a eu raison sur le déséquilibre de Rüdiger sur Haaland, sanctionnant cette action d’un penalty. »

À ce niveau, l’exigence envers le corps arbitral est maximale : Turpin a répondu présent, sans surexposer son sifflet. On peut débattre de la sévérité perçue sur certains duels, mais l’essentiel est ailleurs : un cadre lisible qui fait tenir le match, en laissant les 22 acteurs s’exprimer. Et pour l’arbitrage français, c’est une prestation référence qui comptera lorsque l’UEFA distribuera les grandes affiches du printemps.

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