Jorge Valdano vole au secours de Xabi Alonso et pointe du doigt le vestiaire merengue : l’intensité et l’agressivité font défaut sur le terrain. Dans le même temps, Florentino Pérez estime que la responsabilité est partagée entre l’entraîneur et ses joueurs.
Au lendemain du revers face au Celta, les oreilles ont sifflé à Valdebebas. Si Xabi Alonso est fragilisé, Jorge Valdano refuse d’en faire l’unique bouc émissaire. L’Argentin, champion du monde 1986 et ancien dirigeant du club, déplace le projecteur sur l’attitude : courir, presser, répondre au duel. Des fondamentaux qui, selon lui, manquent cruellement à ce Real Madrid en plein doute.
« Il faut activer l’agressivité de l’équipe et cela incombe aux joueurs »
Valdano explique : « Je considère Xabi comme un entraîneur solide. Le problème n’est pas lui, mais les joueurs, à savoir ceux qui ne courent pas. Il faut activer l’agressivité de l’équipe et cela incombe aux joueurs. L’entraîneur doit assurer l’ordre, il doit maintenir les joueurs motivés… tout cela fait partie de son travail, mais j’ai été surpris qu’après un match aussi complet que celui réalisé à Bilbao, l’équipe manque de toute agressivité et mette autant de temps à se réveiller. »
Il poursuit : « Nous avons vu plusieurs des défauts que nous signalions avant Bilbao : le manque d’agressivité au pressing… C’est là que l’équipe perd la maîtrise du match, elle laisse l’adversaire jouer avec beaucoup de confort ; puis, dans la possession, elle ne fait pas circuler le ballon avec une intensité suffisante pour servir les attaquants avec une certaine facilité. »
Pour Valdano, l’alarme est claire : tant que l’équipe ne remettra pas du volume de course et de la férocité dans la récupération, les schémas d’Alonso resteront lettre morte. Car ce Real concède trop d’aisance à l’adversaire et ne trouve plus de rythme balle au pied.
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Reste que, côté institution, la ligne est plus nuancée. Florentino Pérez jugerait la crise « à parts égales » entre le staff et les joueurs : l’exigence tactique et mentale doit remonter partout, du banc à la pelouse. Autrement dit, pas d’exception madrilène : l’escouade doit courir, l’entraîneur doit convaincre, et chacun devra payer sa part pour relancer la machine. En attendant, le sort d’Alonso reste en suspend – et sera sans doute conditionné au match face à Manchester City cette semaine.
