Real Madrid : « Le club est gangréné par les ego et vit dans le passé »

florentino perez real madrid
Florentino Pérez (Real Madrid)

Dans sa vidéo « La fin de Xabi Alonso au Real Madrid », Romain Molina charge la maison blanche. Entre vestiaire intouchable, direction braquée et menaces à l’encontre du coach, le constat est brutal.


Le Real Madrid traverse une zone de turbulence qui dépasse le simple aléa sportif. À en croire Romain Molina, la gestion interne du géant espagnol a viré au bras de fer permanent. Derrière la communication officielle, un club fracturé : des cadres persuadés d’être éternels, une direction persuadée d’avoir toujours raison et un entraîneur pris en étau. Le tout, à la veille d’un match de Liga face à Alavés avec un effectif décimé. Le timing des fuites et les jeux d’influence font plus de bruit que le football. Et c’est bien ça le problème au Real Madrid selon Molina.

Un vestiaire intouchable, une direction inflexible

« L’année dernière, Carlo Ancelotti (sans doute l’un des meilleurs entraineurs de l’histoire, ndlr), à la fin de sa dernière saison en roue libre, avait dit à la direction : il a trop d’ego, il y a de vrais problèmes, parce que la Ligue des Champions 2024 a laissé des séquelles terribles. Car certains ont tout gagné et sont devenus ingérables. En fait, le Real Madrid vit dans le passé. Les joueurs vivent dans le passé de leur niveau d’y a peut-être deux ou trois ans, quand ils étaient capables de se sublimer. Et la direction, c’est la même chose. C’est devenu une histoire d’égo terrible » explique Romain Molina, pointant un mal profond qui dépasse les résultats du week-end.

Dans la foulée, le journaliste enfonce le clou sur la méthode : « Le pire, ce sont les actes de dirigeants du club à l’encontre d’Alonso. Ce qui est complètement délirant, c’est que vous avez dû voir que l’effectif de Madrid pour ce week-end face à Alaves est décimé – il y a dix joueurs absents, il n’y a que deux défenseurs disponibles, etc. Et lorsque la direction a eu confirmation de cela, hier soir, certains font fuiter dans la presse que s’il n’y a pas de victoire, le coach saute tout de suite. Donc ils ont bien attendu d’être sûrs que l’effectif était décimé pour commencer à sortir ces informations dans la presse. Les guerres intestines, les luttes d’influence en coulisses et d’énormes problèmes d’ego sont en train de gangrener le Real Madrid. »

Difficile d’imaginer climat plus toxique que celui que dépeint Romain Molina. Dans un club où la Ligue des champions est la boussole, l’héritage ne suffit pas. Ainsi, nul ne peut nier qu’il faudra des décisions fortes, et vite, pour remettre le terrain au centre du projet. Et sortir du conservatisme qui paralyse tout au Real Madrid, selon Molina.

Partager cet article