Real Madrid : cet ultime refus d’Alonso qui l’a conduit à sa propre perte – les coulisses de son limogeage

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Xabi Alonso (Real Madrid)

La défaite en finale de la Supercoupe d’Espagne face au Barça n’a été que l’élément déclencheur. En interne, le sort de Xabi Alonso était déjà scellé après une décision jugée incompatible avec la ligne du Real Madrid.

Le Real Madrid a tourné la page Xabi Alonso au lendemain d’un nouveau revers douloureux contre le FC Barcelone. Officiellement, les résultats et le contenu des dernières semaines ont pesé lourd. Officieusement, c’est un désaccord profond sur la préparation physique qui a précipité le limogeage du technicien basque. Depuis plusieurs mois, la direction s’inquiétait de la baisse de régime récurrente de l’équipe en fin de match, avec des pertes d’intensité flagrantes après la 70e minute et une accumulation de blessures touchant des cadres de l’effectif.

Face à ce constat, Florentino Pérez et son entourage ont rapidement identifié un homme pour corriger ces lacunes : Antonio Pintus. Préparateur physique historique du club et proche du président, l’Italien avait été repositionné dans un rôle plus administratif la saison précédente, sans jamais perdre la confiance de la direction. Son retour au plus près du terrain était vu comme une priorité stratégique pour redresser un Real Madrid jugé trop fragile physiquement.

Un bras de fer perdu d’avance pour Alonso

Xabi Alonso, fidèle à ses principes, a refusé d’accéder à cette demande. Le coach madrilène a choisi de défendre coûte que coûte son préparateur physique Ismael Camenfort, membre de son staff depuis le début de son aventure. Une position perçue comme un acte d’autorité, mais surtout comme une rigidité malvenue aux yeux des décideurs. Déjà considérée comme jeune et encore inexpérimentée pour les standards du club, la structure technique d’Alonso n’a jamais bénéficié d’une confiance totale en interne.

Ce refus a agi comme le point de non-retour. Dans un club où les décisions sportives majeures sont souvent dictées par une vision institutionnelle forte, Alonso a perdu ce bras de fer. Son départ a ouvert la voie à une réorganisation immédiate. Antonio Pintus a été intégré sans attendre au nouveau staff dirigé par Álvaro Arbeloa et travaillait déjà avec les joueurs avant la Coupe du Roi face à Albacete.

Ce changement rapide illustre la volonté du Real Madrid de corriger ce qu’il considère comme l’un des maux majeurs de la saison. Pour Alonso, cette intransigeance, aussi louable soit-elle sur le plan humain, lui aura finalement coûté sa place sur le banc madrilène.

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