Champions d’automne et irrésistibles depuis des semaines, les Sang et Or font naître un immense espoir. Mais pour Baptiste Desprez (Le Figaro Sports), invité de RTL, le Paris Saint-Germain finira par appuyer sur l’accélérateur et reprendre la tête.
Le RC Lens a frappé fort jusqu’à la trêve, enchaînant les succès et s’installant en tête au terme de la 17e journée. Cet élan nourrit un rêve : ramener le titre à Bollaert pour la première fois depuis 1998. Mais l’histoire récente prévient : lorsque le PSG n’est pas champion d’automne, l’équipe qui mène à mi-parcours finit rarement au bout. L’OM 2014-2015, l’OGC Nice 2016-2017 et l’OL 2020-2021 l’ont vécu : leaders en janvier, aucun n’a été sacré en mai. Un signe qui refroidit l’optimisme artésien.
Desprez tempère l’euphorie lensoise
« Le RC Lens champion de France de Ligue 1 ? Je peux me tromper, mais honnêtement je n’y n’y crois pas une seule seconde. Pas par rapport aux qualités du RC Lens, pas par rapport à Pierre Sage, pas par rapport aux qualités de certains joueurs – je pense notamment à Thauvin ou encore Thomasson, qui fait une saison quand même extraordinaire. C’est plus du côté du Paris Saint-Germain », s’avance le rédacteur en chef du service des Sports du Figaro au micro de RTL.
Desprez poursuit son propos : « Il se passe quelque chose à Lens, c’est évident, mais j’ai l’impression que les Parisiens ronronnent depuis le début de saison. Parce qu’ils n’ont pas eu de préparation, parce qu’il y a eu la Coupe du Monde des clubs, etc. Et parce qu’ils vont récupérer des joueurs : pour le Paris Saint-Germain, Dembélé et Désiré Doué, ce sont ‘deux recrues’ au mois de janvier. »
Desprez finalise son propos : « Donc avec tous ces éléments-là, plus cette habitude qu’a le PSG lors du sprint final, et cette envie encore de continuer à marquer l’histoire, le Paris Saint-Germain va accélérer et passer devant Lens au classement. Et ensuite ce sera terminé pour les Lensois pour le titre de Ligue 1. Donc oui, j’ai du mal à croire que Lens va réussir à être champion de Ligue 1. »
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Dans le sillage d’un Thomasson étincelant et d’un Thauvin précieux, le RCL a en effet posé un vrai standard d’intensité et de discipline tactique. Mais l’argument central de Desprez, c’est l’inertie parisienne qui se transforme d’ordinaire en montée en régime au printemps, combinée au retour de forces vives (Dembélé, Désiré Doué). Ajoutez à cela la « malédiction » des champions d’automne non-parisiens depuis l’ère QSI (OM 2015, Nice 2017, OL 2021) et l’équation devient plus cruelle pour Lens : rester régulier quand Paris va accélérer, voilà le vrai défi.