Au PSG, Warren Zaïre-Emery change clairement de dimension. Le milieu parisien s’impose dans le jeu, dans les équilibres et dans les têtes, au point de faire glisser Fabian Ruiz au second plan ces dernières semaines.
Au fil des matches, Warren Zaïre-Emery s’est installé comme une pièce de plus en plus centrale du PSG de Luis Enrique. Sa montée en puissance ne passe plus inaperçue, surtout dans un entrejeu où le trio Vitinha-Joao Neves-Fabian Ruiz avait longtemps donné le ton. Cette fois, le jeune Parisien semble avoir pris une autre place, avec un impact qui dépasse le simple volume de course. Son importance grandit, sa lecture du jeu aussi, et le regard porté sur lui a nettement changé. Et les mots lâchés à son sujet en disent long sur le virage pris par le milieu PSG.
Bernard Lions souligne l’ascension, Zaïre-Emery répond collectif
Bernard Lions a parfaitement résumé ce glissement : « On s’extasiait la saison passée sur le trio ‘magique’ Vitinha-Ruiz-Neves. Mais cette saison, Warren Zaïre-Emery a réussi à faire oublier Fabian Ruiz. Et ça, c’est très très fort, et ce, grâce à sa polyvalence. Avant ça, il avait même fait oublier le départ d’Hakim à la CAN. Aujourd’hui, c’est vraiment un joueur clé de l’équipe, c’est lui le facteur X. »
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Le journaliste a insisté sur son profil : « C’est un gamin qui prend de plus en plus d’importance au milieu de terrain de Luis Enrique. J’aime son intelligence, son travail, sa disponibilité. Tout n’est pas parfait, il faut être clair, avec quelques petites erreurs techniques. Mais il se place toujours au bon endroit et est capable de bien distribuer le ballon. Il compense bien le travail de Joao Neves et Vitinha. » De son côté, Zaïre-Emery n’a pas cherché à en rajouter sur Fabian Ruiz, actuellement blessé au genou : « Franchement, la concurrence est très saine. Aujourd'hui, Fabi (Fabian Ruiz) est blessé au genou, mais il est là et il m'encourage avant les matchs. Il est derrière tout le monde. » Puis il a conclu avec une formule qui résume l’état d’esprit parisien : « C'est beau et quand moi j'étais sur le banc, c'était pareil. J'étais derrière lui : c'est ça, un collectif. »
