Le PSG aborde une fin de saison sous tension. Derrière des résultats encore corrects, plusieurs observateurs sentent une équipe au bord de la rupture mentale.
Autour du PSG, le doute s'installe sur la capacité du vestiaire à tenir le rythme jusqu'au bout. Après le déplacement à Monaco, certains regards se sont attardés plus sur les attitudes que sur le score. Philippe Sanfourche comme Jérôme Alonzo insistent désormais sur un même point : les joueurs parisiens semblent émoussés, voire cramés mentalement, au moment d'aborder le sprint final.
"Cramés mentalement" : un signal d'alerte
Au micro, Philippe Sanfourche ne cherche plus à minimiser ses inquiétudes. Il rappelle d'abord ce que cette équipe sait faire, mais pointe surtout ce qui commence à clocher dans le jeu et les comportements, notamment depuis ce fameux match à Monaco. Il résume son ressenti sans détour : "J’ai eu les mêmes certitudes et les mêmes doutes après le match contre Monaco. Ils ont un mental d'acier, il n'y a rien à dire. Mais ils me semblent cramés mentalement. Certains joueurs sont un peu moins bons comme Vitinha, Nuno Mendes. Il y a trop de matchs qui s'accumulent." Quand un suiveur habitué du club parle ainsi, c'est qu'un cap est franchi.
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Dans ce climat, Jérôme Alonzo vient en renfort pour confirmer le malaise ambiant autour du groupe parisien. Lui aussi attendait un déclic après la victoire contre Marseille, et lui aussi reste sur sa faim. L'ancien gardien détaille ce qui le gêne le plus : "Les Parisiens m’inquiètent un peu. Je pensais que la victoire contre Marseille serait le déclencheur de quelque chose. Ce qui m'inquiète, c'est le physique de Dembelé et d'autres, l'histoire des gardiens... Je n'ai pas une sensation de force et de domination de l'adversaire." De quoi relancer le débat sur la gestion des organismes et la capacité à imposer sa loi jusqu'au bout de la saison.
