Entré pour faire basculer Sénégal-RD Congo, Ibrahim Mbaye (PSG) a renversé le rythme et électrisé la fin de match. Dans la foulée, le vestiaire l’a couvert d’éloges, tout comme le sélectionneur congolais, impressionné par l’impact du Titi parisien.
À 17 ans, l’ailier du Paris Saint-Germain vit déjà une CAN fondatrice. Face à la RD Congo, le Sénégal a longtemps buté avant que l’entrée d’Ibrahim Mbaye ne change tout : accélérations, prises d’initiatives, déséquilibres créés à la chaîne. Sa percussion précède l’égalisation de Sadio Mané (le Parisien délivrant une passe décisive) et remet les Lions dans le match. Une entrée en jeu salvatrice qui confirme les espoirs placés en lui ces derniers mois, en sélection comme au PSG.
Mbaye : l’adversaire s’incline et le vestiaire s’enflamme
Le plus parlant, c’est la reconnaissance venue d’en face. Sébastien Desabre, sélectionneur de la RD Congo, n’a pas tourné autour du pot : « L’entrée en jeu d’Ibrahim Mbaye a fait la différence. C’est un jeune homme talentueux », a-t-il soufflé après la rencontre. Et d’insister : « La vitesse et la technique de Mbaye nous ont posé des problèmes. Le Sénégal compte de très bons jeunes joueurs. »
Des mots forts qui disent la difficulté éprouvée pour canaliser le Parisien, véritable détonateur en fin de partie. Dans le camp sénégalais, les cadres ont, eux aussi, validé le jeune Mbaye. À chaud, en zone mixte, Iliman Ndiaye explique : « C’est un très bon joueur, on le savait tous. J’espère qu’il va répéter les entrées comme ça. ».
Par la suite, Pape Gueye, quant à lui, explique : « C’est un petit qui a plein de qualités. Il a 17 ans, il faut le protéger. Qu’il continue à travailler et il va nous apporter encore plus. » Des propos qui résument le sentiment du groupe : Mbaye n’est plus un invité de dernière minute, il devient progressivement un atour majeur en fin de rencontre.
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Reste maintenant à transformer l’étincelle en flamme durable. Si le staff des Lions décide de lui confier davantage de minutes – voire un rôle de titulaire -, le PSG pourrait y voir, lui aussi, une rampe de lancement idéale malgré un effectif bardé de talents. Une CAN réussie à 17 ans, c’est plus qu’un frisson : c’est un message envoyé à toute l’Afrique… et à la Ligue 1. Le jeune Mbaye doit désormais confirmer.
