Habib Beye se retrouve au cœur du débat à l’OM, alors que son nom circule avec insistance pour succéder à Roberto De Zerbi. Mais sur la Canebière, même parmi ses anciens coéquipiers, certains se demandent s’il est vraiment prêt à devenir l’homme de la situation.
Depuis le départ de Roberto De Zerbi, l’OM cherche un nouveau visage pour relancer une saison déjà mouvementée. Logiquement, celui d’Habib Beye s’impose : ancien défenseur marseillais, ex capitaine, figure respectée et aimée du Vélodrome, il coche presque toutes les cases. L’idée de voir Beye revenir sur le banc olympien séduit une bonne partie des supporters, ravis de retrouver un enfant de la maison. Mais du côté des anciens du vestiaire, tout le monde n’est pas totalement convaincu : Souleymane Diawara, qui le connaît mieux que quiconque, a tenu à apporter un regard plus nuancé, quitte à jeter un léger froid autour de cette piste.
« Diawara encense Beye… puis freine des deux pieds »
Souleymane Diawara n’a pas cherché à casser son ami, bien au contraire. Invité à s’exprimer sur la possibilité de voir Habib Beye prendre les rênes de l’OM, l’ancien défenseur a d’abord rappelé pourquoi ce choix fait sens : « Pour moi, Habib en termes de pression, je sais qu’il a les épaules pour aller à l’OM. Il connait le club, il a joué là-bas, il était capitaine, il aime le club, tout le monde le sait. Il est aimé par les supporters. » L’éloge est clair, le profil colle parfaitement à ce que recherche le club, entre identité marseillaise et connaissance du contexte.
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Mais Diawara refuse de s’arrêter à la seule dimension affective, et c’est là que son discours devient plus tranchant. Il rappelle qu’être une légende du vestiaire ne suffit pas quand il s’agit de gérer la tempête depuis le banc : « Mais quand il était joueur de foot. Là il devient entraîneur, c’est deux fois plus de pression. Il a les capacités. Je pense qu’à cet instant de la saison, je ne sais pas s’il est l’homme de la situation… Est-ce que ce n’est pas encore trop tôt pour Habib ? » Derrière ces mots, c’est tout le dilemme marseillais qui apparaît : miser sur un symbole fort, encore en phase d’apprentissage, ou se tourner vers un profil plus expérimenté pour gérer l’urgence immédiate. Une chose est sûre, le débat autour de Beye ne fait que commencer.
