Le retour de Klay Thompson au Chase Center avec les Mavericks a remué Golden State hier soir. Steve Kerr n’a pas masqué son émotion : l’arrière manque toujours aux Warriors, et l’idée d’un chapitre inachevé hante la baie.
Golden State a remporté le Christmas Day face à Dallas (126-116), mais l’essentiel s’est joué en dehors du tableau d’affichage. Pour la première fois en saison régulière NBA, Klay Thompson est revenu au Chase Center avec un autre maillot que celui des Warriors. Treize saisons, quatre titres, une identité commune : l’histoire est trop lourde pour ne pas laisser de trace. Après la rencontre, Steve Kerr a reconnu ce que tout le monde ressentait dans l’enceinte : voir Klay en face reste une vision à laquelle on ne s’habitue pas.
Un lien indélébile… et un vide sportif bien réel
Malgré une feuille de stats discrète (7 points en sortie de banc), Thompson a bénéficié d’un accueil très spécial : ovation du public, accolades avec Stephen Curry et Draymond Green, regards complices. « Je ne m’habituerai jamais à voir Klay de l’autre côté. Klay me manque. J’aimerais qu’il soit encore ici », a glissé Kerr, comme un aveu public que la séparation n’a rien d’anodin.
L’été dernier, un sign-and-trade XXL avait emmené l’arrière de 35 ans à Dallas pour trois ans (50 M$). Une page nécessaire pour la construction texane, mais une déchirure pour la dynastie californienne. Car si rien n’annonce un retour, l’attachement semble encore intact – preuve que Klay Thompson, au-delà des chiffres, reste un morceau vivant de la culture Warriors.
Aussi, au-delà de la nostalgie, le manque est tactique. Klay, c’était la gravité permanente, l’espacement naturel et le coup de chaud capable de retourner un match en trois minutes. Sans lui, l’attaque des Warriors doit multiplier les lectures et trouver ailleurs ce confort de spacing qui faisait la force du duo Curry-Thompson. Steve Kerr peut difficilement le nier.
