Brillant depuis son arrivée, Mason Greenwood affole le marché. Mais l’OM ne touchera jamais le jackpot total : l’accord signé avec Manchester United rogne lourdement la plus-value marseillaise.
Auteur d’une première moitié de saison canon, Mason Greenwood est devenu le visage de l’OM version De Zerbi. Les clubs majeurs d’Europe et du Golfe rôdent autour du joueur et les montants évoqués en cas de transfert grimpent vite. Problème : le deal conclu par l’OM à l’été 2024 avec Manchester United prévoit un partage des droits économiques. Expications.
L’OM a-t-il mal négocié ?
Aujourd’hui, l’OM détient 60 % du joueur quand les Red Devils gardent 40 %. Pablo Longoria a même expliqué que cette part olympienne peut grimper à 65 % en cas de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Autrement dit, même en cas d’offre importante, Marseille n’empochera qu’une fraction du chèque final.
Ainsi, si un club pose 80 M€ sur la table, l’OM récupérerait « seulement » environ 48 M€ (52 M€ si la qualif en C1 est validée), le reste filant à Manchester United (32 M€ ou 28 M€ en cas de qualif en C1). Rapporté à l’investissement initial – estimé autour de 31,5 M€ bonus compris – l’opération resterait une réussite, mais la clause MU agit bel et bien comme un plafond de verre.
C’est d’ailleurs pour cela que l’OM fixe la barre très haut : pour compenser cette ponction et protéger son actif N°1, devenu essentiel au projet sportif de De Zerbi, l’OM en voudrait au minimum 60 M€ pour son joueur.
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Ainsi, dans un scénario plus conservateur à 60 M€, Marseille toucherait 36 M€ (ou 39 M€ avec 65 %), Manchester United 24 M€ (ou 21 M€). Là encore, l’OM dégagerait une plus-value, mais nettement plus modeste et insuffisante pour déclencher un mercato XXL. À ces niveaux, Longoria et Benatia n’ont aucun intérêt à brader en janvier.
