Sergio Pérez
La signature de Sergio Pérez chez McLaren nous laissait entrevoir une mutation profonde des ambitions et de la stratégie de développement de l’écurie à court et moyen terme. En laissant partir Lewis Hamilton pour le remplacer par un jeune pilote certes talentueux mais encore inexpérimenté, McLaren abandonnait l’idée d’une écurie 100% britannique en même temps que Mercedes tirait un train sur son duo de pilotes germaniques. Mais l’arrivée du Mexicain venait surtout compenser le manque à gagner lié au futur statut d’écurie cliente de McLaren à compter de 2014 où l’écurie de woking devra s’acquitter d’une trentaine de millions d’euros pour disposer du moteur et du KERS de Mercedes. Dans ce contexte, les sponsors du jeune Sergio Pérez, soutenu par les sociétés de Carlos Slim, l’homme le plus riche de la planète, sont les bienvenues. Et comme le pilote mexicain s’est révélé en réalisant trois podiums au volant d’une Sauber il est permis d’espérer.
Toutefois, après avoir clamé, qu’il se sentait en mesure de remporter le titre de champion du monde des pilotes dès sa première saison dans l’écurie britannique alors qu’il n’a encore jamais remporté le moindre Grand Prix, Pérez est revenu à davantage de prudence au cours de la présentation de son nouvel outil de travail.
[colored_box color= »grey »]Même si j’ai déjà piloté en Formule 1 pendant deux ans, chaque voiture est différente et j’aurai besoin d’un peu de temps avant de m’ajuster. Tout d’abord, je devrai comprendre les différentes caractéristiques de la voiture et ensuite, je devrai trouver la meilleure façon de travailler avec mes ingénieurs afin que la voiture convienne parfaitement à mon style de pilotage. Ce sera une période très intéressante. Mais je ne me suis jamais autant préparé avant le début d’une saison. Je suis affûté physiquement, concentré et en pleine forme. Il reste beaucoup à faire, mais mes objectifs sont d’être en confiance, à l’aise et prêt à temps pour Melbourne dans quelques semaines.[/colored_box]
De la capacité du mexicain à oublier sa piteuse fin de saison et à prendre la mesure de sa nouvelle monoplace dépende la viabilité du projet de McLaren cette saison, tenter de surfer sur une monoplace rapide pour remporter des titres qui échappe à l’écurie depuis le sacre de Lewis Hamilton en 2008 avant d’entrer dans une nouvelle ère.
Objectif : Remporter sa première victoire en F1, rivaliser avec son coéquipier, contribuer au titre de champion du monde des constructeurs.