Javier Tebas passe à l’offensive après les arrêts symboliques de 15 secondes effectués par les joueurs lors de la 9e journée. La Liga a saisi le service de médiation espagnol (SIMA) et estime qu’il s’agit d’une « grève illégale ».
Le bras de fer s’intensifie en Espagne. Après les gestes coordonnés des joueurs – 15 secondes sans jouer au coup d’envoi sur plusieurs pelouses – LaLiga a déposé une plainte devant le SIMA afin qu’il soit statué sur la nature de cette protestation. Pour l’instance présidée par Javier Tebas, l’action n’a pas été notifiée correctement et constitue une « grève illégale ». De son côté, l’AFE rétorque que les footballeurs se sont présentés au travail et qu’il s’agit d’une expression pacifique liée au manque d’informations autour du « Plan Miami », projet finalement annulé par le promoteur Relevent.
Le « Plan Miami » au cœur du conflit
À l’origine de la fronde : la tentative de délocaliser à Miami l’affiche Villarreal-Barcelone. L’initiative, portée par LaLiga et son partenaire Relevent, a été abandonnée pour cette saison, mais elle a laissé des traces.
Les joueurs dénoncent un déficit de transparence ; Tebas, lui, veut une décision juridictionnelle qui qualifie l’arrêt de jeu comme une grève afin de poser un cadre clair. La presse espagnole évoque une demande de conciliation déposée par LaLiga, première étape avant un éventuel contentieux. Côté AFE, on martèle que le geste relève du droit d’expression et qu’aucune désorganisation du championnat n’a été provoquée.
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La dynamique judiciaire ne date pas d’hier. Déjà en octobre, la ligue avait prévenu qu’elle porterait l’affaire devant la justice après les premières protestations, tandis que des acteurs extérieurs ont parallèlement attaqué Tebas pour sa gestion du « Plan Miami ». Autrement dit, l’hiver s’annonce électrique : si un juge valide l’interprétation de LaLiga, les joueurs et l’AFE pourraient être exposés à des sanctions.
