L’hebdo Sacto, Week 5

Kings Vs Magic 06/12/2014

Défense, défense es-tu là ?

séance de spiritisme
McLemore marque un panier rapide dès l’entre deux : 4 secondes lui auront suffi. Ce petit a du jeu. Même si nous nous apercevrons bientôt que c’était son seul panier du match. Le ballon circule bien au sein des deux équipes, signe d’une passivité défensive ? Quoi qu’il en soit le Magic –qui se présente en ville sans Vucevic- trouve les espaces pour marquer et asseoir son avance. L’attaque des Kings est grippé, seul Jason Thompson répond à l’appel (6pts, 3rbds, 3pds en 8min).
SOS d’un banc en détresse
La 2nd unit ne rentre pas un shoot, le niveau est digne du Philadelphie-Detroit qui vient de se terminer. Les floridiens au moins provoquent les fautes pour des points faciles. Payton joue juste en attaque tout en étant présent au rebond et en défense, un joueur qui sans être excellent sait se montrer complet et répondre présent malgré son inexpérience. Orlando est sur une série de 12 à 3. C’est à ce moment là que Malone décide de lancer Ray McCallum dans le grand bain au poste 2, il aura la lourde charge de veiller sur Oladipo et d’apporter un peu de mouvement au jeu trop statique des Kings et bien morose des Kings ce quart temps. Collison puis Gay (toujours par deux ils vont) relancent les Kings. Les ouailles de Malone réussissent à revenir à 3points.
Orlando Magic, Sacramento Tragic
La deuxième mi temps est une parfaite jumelle de la première, seul JT porter ses corones côté Kings alors qu’Orlando marque trop facilement, à l’image de Tobias Harris peu couvert alors que très fiable côté Magic avec 19 points à 3/3 à 3 points. Heureusement JT fait parler son Hustle et arroche les Kings aux baskets du Magic. Sacramento défend enfin un minimum, porté par son public. Fait rare : deux marchés sifflés coup sur coup sur Collison et Frye. L’attaque des Kings est de nouveau stéréotypée et surtout inefficace. Orlando reprend de l’avance, ce match est moche. McCallum empêche l’ultime coup de marteau sur la tête en enlevant la balle des mains d’Elfrid Payton en contre attaque. Sauf que ça sera la seule et unique action positive de cette fin de QT. Orlando a maintenant 11 pas d’avance avant le sprint final.
Les magiciens font leur révolution
Avec 5 points d’entrée, Ben Gordon condamne les Kings à l’exploit. Sauf que si Malone s’entête à mettre en place du jeu statique et du « tout pour Rudy », les Kings n’y arriveront jamais. L’animation offensive est inexistante, même avec Collison. Sauf que Sacramento a de la fierté et après un gros run de 3 minutes, les Kings reviennent à 2 points. Derrick Williams (11pts sur ce dernier QT) égalise et les deux équipes sont au coude à coude. Payton tente une pénétration contrée par Rudy Gay dont la bâche envoie le ballon dans les mains de Channing Frye qui marque un 3pts très chanceux à la dernière seconde. Les Kings retombent dans leur trou… Sessions rate ses shoots, Oladipo les met, McLemore et son jeu complet se morfondent sur le banc attendant le retour de Demarcus Big Poppa Cousins. D-Thrill efficace en sortie de banc balance un missile à 3 pts, beaucoup trop tard pour espérer quoi que ce soit…
Conclusion : Needs antivirus !
Les Kings ont été encore une fois très inconstants si ce n’est sur quelques rushs et/ou défenses pendant 3 minutes. « Don’t stop till’ you get enough » a beau résonné dans les travées de la Sleep Train Arena, nous n’avons qu’une envie, que ce cauchemar se termine et que Cousins enfile son costume de super héros pour botter les fesses de tous ceux qui se présenteront face à nous.

Sauf que, la mauvaise nouvelle est arrivée avec stupeur et tremblements : Demarcus Cousins souffre d’une méningite viral et sera absent 7 à 10 jours de plus.

 

Le bilan joueur par joueur :

Au ban(c) des accusés :

Nik Stauskas : trop effacé, pas en confiance du tout, incapable de rentrer un panier même ouvert sans parler de sa défense horrible. Je suis pour que Nik aille faire un tour à Reno, Brady Heslip le shooteur fou du Nevada pouvant faire le trajet inverse et s’essayer aux Kings.
Ramon Sessions : qu’il crève

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Omri Casspi : A semblé beaucoup moins régulier et efficace que les semaines précédentes, a besoin de Cousins pour faire parler son jeu à base de coupes.

Les average Joes :

Jason Thompson : Bon en défense, parfois actif en attaque comme face à la faible raquette d’Orlando, Thompson a des limites qu’il ne pourra jamais surmonter.
Carl Landry : rouage essentiel de l’attaque des Kings, il a été décevant et s’est rapidement frustré plusieurs fois, Landry sauve sa semaine grâce à son buzzer beater face aux Pacers. On va avoir besoin de ses points à l’intérieur pendant l’absence de notre superstar.
Rudy Gay : des hauts et des bas. Toujours présent mais jamais assez tranchant s’il est isolé. Gay n’est pas une superstar, c’est un lieutenant de grande qualité. On est néanoins légitimement dans le besoin d’en attendre un peu plus de sa part.
 Darren Collison : son match contre Toronto le dessert. Sa semaine est pas mal et son apport est non négligeable.
Ryan Hollins : Agréable de le voir si motivé, si « normal » finalement, lui la « tête de con » des Clippers. Il gène bien les shoots mais à la manière de nombreux contreurs filiformes, il cherche trop le contre au profit d’une bonne défense au sol bras levés. Va-t-il rester dans le 5 ? Ou bien Malone procédera-t-il à quelques ajustements tactiques (Landry dans le 5 par exemple.)

Princes on the rise :

Derrick Williams : agréablement surpris par ces bons passages. Si cela pouvait faire augmenter sa valeur marchande, ça serait top.
Ben McLemore : Un potentiel qui semble désormais presque sans limite (bon le dribble ce n’est pas ça on est d’accord) et une assurance qui s’affirme. Ben doit encore savoir quand prendre les choses en main, il doit demander le ballon et ne pas se cacher quand Gay, Collison ou Sessions forcent leur jeu.

La vallée des rois :

No one, no one, noooo ooooooooonnnneeeee !!

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Le calendrier proche à venir comprend un back-to-back : à domicile contre Utah ce lundi soir et aux Staples Center pour affronter les Los Angeles Lakers, l’ennemi intime. Deux adversaires pas encore rencontrés cette année, sur le papier moins bons que nous, mais sans Cousins l’équipe semble avoir perdu toute confiance. Ce genre de match est parfait pour consolider notre base d’extérieurs, leur jeu entre eux ainsi que leur complémentarité.

Mais gare aux mauvaises surprises et aux écarts de conduites offensifs.

Le classement :

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Et en cadeau, quelques bonus : – La galerie photo des maillots de la franchise : From Rochestecr to Sacramento.

– La galerie Selfie Sunday des danseuses des Kings