L’hebdo Sacto, Week 5

Kings Vs Raptors 02/12

De véloces Raptors
Les Raptors sont très adroits en début de match (tu parles d’une surprise !), notamment à 3points quand les Kings n’arrivent pas à marquer un panier (seul Ryan Hollins a trouvé le chemin vers le cercle) : 1/9 et 16-4 après 6 minutes. Terrence Ross est déjà à 11points à 100% au shoot. Il faut avouer que la défense est mauvaise, aucun shoot n’est vraiment contesté et les Kings s’énervent.
Le roi Ben
Les purple & black reviennent à la charge, c’est Casspi encore une fois qui insuffle l’énergie qui manquait aux Kings. Il trouve même McLemore ouvert à 0 degré pour revenir à 2 points. Ce même McLemore qui sur un poster énorme sur Patrick Patterson avec la faute nous fait revenir à hauteur des canadiens. Malheureusement les Raptors reprennent 5 points d’avance, et les gardent en cadenassant la défense malgré les assauts incessants de Rudy Gay.
Sacramento, ça craint !

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La deuxième mi temps commence comme la première : Ross allume derrière la ligne et les Raptors s’installent en tête. Collison est incapable de mettre un pied devant l’autre, lui qui est l’un des rouages essentiels de nos systèmes et le moteur du renouveau des Kings. Il est méconnaissable, de plus le repli défensif est inexistant et les balles perdues refont leurs apparitions, immuables, comme les saisons. DC est complètement dominé par Lowry et est incapable de gérer le tempo en attaque, on en est presque à espérer Sessions (je me répugne à écrire ça !) Un retour qui ne se fera pas attendre, Malone a les même yeux que nous, et les dinos sont toujours à +10.
Les Raptors ne brillent pas, ne forcent pas, ils déroulent simplement leur jeu face à notre défense gruyère, qui n’est pas sans rappeler les dernières années. On craint le pire pour nos Kings qui semblent avoir déjà quitté le navire en train de couler. Il reste néanmoins un QT pour renverser la vapeur à la Sleep Train Arena. Derrick Williams, montre l’exemple, Dread-Will marque 5 points d’affilée comme signature de son entrée. Quoi qu’il arrive, sur ce quart temps, Sacramento a payé ses dettes envers les anciens Kings qui réussissent tous un bon match : on pense à Patterson, James Johnson ou Vasquez.
Lowry nous massacre « tendrement »
Derrick Williams continue à bien jouer en attaquant le panier mais c’est insuffisant. Chaque panier est un exploit pour les Kings alors que les Raptors arrivent à se créer des points faciles et à maintenir leur avance. Notre banc a tout de même eu un bien meilleur apport que le leur : 50-33 en faveur de celui des Kings, l’anomalie du match. Williams ne tarit pas ses efforts et sur une claquette dunk il ramène l’espoir et l’écart à 4 petits points. Mais sur l’action suivante, Evans et Sessions font une grosse erreur en sortant à 2 sur Lowry, laissant Williams seul face à 2 intérieurs dessous, les Raptors reprennent de l’avance (combien de fois est ce que j’ai écrit cette pu*ain de phrase ?!)
Lowry tue le match, plein de sang froid après avoir écrabouillé nos deux meneurs, dont aucun n’a eu le niveau NBA ce soir, tout simplement.
« C’est quand qu’on arrive ? »
Vous imaginez le ton et la voix avec lequel vous avez prononcé cette phrase dans votre tête ? Et bien remplacez là par « Cousins, c’est quand que tu reviens ? », parce que là il y en a marre. Au niveau mental les Kings n’y sont pas du tout. Et pourtant Gay et McLemore entre autre ont assurée mais la locomotive collective ne s’est pas mise en marche. La défense était catastrophique et l’entame de match encore brouillonne faisant de chaque retour un des douze travaux d’Hercule. Malone a voulu jouer small ball, une connerie, on s’est fait démonter dans la raquette. Landry a pris certes des fautes rapides mais il aurait apporté quelque chose de différent en attaque, son temps de jeu a été trop limité.

Kings Vs Pacers 05/12

Soirée Hardwood Classic, made in 50’s. Des maillots bleus pour l’occasion, rappelant les Rochester Royals et le titre acquis en 1951.

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Le bleu de chauffe
Rudy Gay commence fort avec 7 points de suite à 100% tout en élégance. Il distribue aussi quelques belles passes pour Ryan Hollins. Mais Indiana aussi commence bien son match, tapis dans l’ombre, un jeu toujours posé, jamais paniqué, sûr de leurs forces, les Pacers de Frank Vogel ne sont pas si faciles à prendre. Sauf que c’est insuffisant pour les Kings vraiment bien dans leur basket. La défense résiste aux chocs et mène à des paniers faciles : defense leads to offense. Collison aussi joue très bien, réussissant quelques interceptions, ce qui a le mérite de le mettre en confiance après son match raté de mardi. + 14 pour les Kings à la fin du 1er QT alors que des améliorations en défense seraient légitimement attendues.
Plutôt Rudy ou Rudez ?
Nos remplaçants ont du mal mais l’écart ne se réduit pas pour autant, les Pacers aussi connaissent des difficultés offensives et le match perd grandement en qualité. On se rend alors compte (avait-on besoin de le répéter) que les Kings risquent de connaitre de sérieux problèmes à l’avenir si le banc ne s’améliore pas. Les Pacers, à force d’abnégation, reviennent : -5 alors que les Kings n’arrivent pas à contrôler la balle et que les titulaires sont logiquement renvoyés au front. Les hispanophones, Scola et Rudez profitent des trous béants dans notre défense, une récurrence depuis l’absence de Cousins, pour se faire plaisir et se montrer. Collison et Landry réinsufflent un petit coup de boost aux Kings. Les Kings ont récupéré un petit matelas confortable, attention aux acariens !
Le bleu de travail
Les Kings redémarrent bien, comme en première période, pas de départs en côte pour Sacto, mais Gay et McLemore prouvent qu’ils sont des as du volant. Gay avec ses 19pts à 80% donne le tournis aux Pacers qui semblent avoir raté la sortie. La défense intérieur des Kings met fin à toute véhémence des joueurs de l’Indiana, les Kings sont à +15, il faut frapper fort en maintenant cet écart et en s’imposant.
Plus à une déception près
Les remplaçants deviennent Royals et empêchent le royaume de prendre l’eau de toute part, déjà une victoire en soi.
Pourtant, Rodney Stuckey, la recrue estivale des Pacers, joue les pompiers de service avec un 3pts sortit de son casque. Casspi perd la balle, les Pacers sont à 8points, l’alarme résonne dans la tête de Malone : Gay et Collison remontent sur le ring. Mais les Pacers sont affamés, Solomon Hill et David West les ramènent à 6 points. Les Kings semblent bloqués mentalement, rien ne va en attaque, on a l’impression de faire face à une malédiction, les Kings sont en effet à 17 défaites de suite lorsque que Cousins est absent. Gay et Collison gaspillent les munitions violettes, les Pacers reviennent à une longueur !! Je commence à penser qu’on ne s’en sortira jamais ! Hill rate le 3pts (Wide open) qui aurait pu anéantir les Kings. C’est finalement West qui marquera un panier énorme malgré la défense de JT. Egalité, encore un peu plus d’une possession, elle est pour Sacto. Gay rate le shoot (compliqué et litigieux car contact). Indiana peut mettre fin aux espoirs des Kings sur la possession suivante qui sera finalement bafouillé.
Au bout de la nuit

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Collison et Gay marquent enfin après un quart temps de disette. Mais les Pacers ne lâchent jamais (c’est dans leurs gênes ou quoi ?). La prolongation se joue sur des détails tel que ce rebond offensif de McLemore (qui n’a d’ailleurs pris qu’un shoot de la deuxième mi temps) malheureusement suivie de cette faute offensive de Collison sur un coup de coude. Indiana prend la tête pour la première fois depuis le tout début du match. Je n’ai plus plus aucun espoir, je me laisse mourir comme un arbre laisse ses feuilles mortes tomber. A 14 secondes de la fin, les Kings ont encore l’occasion de rattraper cette gabegie mais, menés, ils n’ont cette fois pas le droit à l’erreur. Rudy nous fait la même… Sauf que cette fois Carl Landry est là, et dans la lignée de son superbe match, marque le panier dessous après rebond offensif pour offrir la victoire à son équipe.
Et la lumière fut

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Que ce fut dur ! Landry a su apporter la réponse que personne n’arrivait à formuler en cette fin de match. Les Pacers se sont accrochés, les Kings les ont laissé s’inviter, j’espère que maintenant le problème mental lié aux matchs sans Cousins est surmonté, demain Mickey débarque en ville.