Oklahoma City Thunder/Toronto Raptors
Et oui ! Le finaliste 2012 pourrait obtenir un haut choix à la prochaine Draft malgré ses ambitions de titre.
Comme nous l’avions déjà souligné lors de l’analyse du transfert d’Harden (lien article), l’acquisition du choix des Raptors (via le Trade de Kyle Lowry) par le Thunder ne doit pas être sous-estimée.
Ce dernier n’est en effet pas protégé cette année si Toronto obtient un choix situé entre le 4ème et le 15ème pick.
Or, et c’était prévisible, les canadiens réalisent une saison compliquée jusqu’ici. Mais la conjugaison de l’arrivée de Rudy Gay et de la blessure de Rajon Rondo redistribue quelque peu les cartes à l’Est.
Il semble probable avec le transfert opéré mercredi dernier que l’objectif de la franchise canadienne s’oriente plus vers les playoffs que vers un tanking minutieux et l’ambition du premier choix qui lui est consubstantiel.
Cependant, il y a fort à parier que l’équipe souffrira, en dépit de la plus-value Gay, des départs simultanés d’Ed Davis et de Jose Calderon, pourtant à l’origine de la dynamique positive des derniers matchs des Raptors.
La franchise peut tout de même conserver son bien avec une bonne dose de chance ou de réussite selon deux scénarios distincts.
Dans le cas où Toronto se qualifie effectivement pour le tournoi final, son choix, au mieux le 15ème, ne lui permettra pas de faire venir l’une de nos têtes d’affiche.
Mais un autre cas de figure, semblable à celui des Bulls à l’été 2008, demeure possible.
Chicago avait alors décroché à la lotterie le premier choix, et Derrick Rose par extension, avec seulement 1,7% de probabilités de connaître cette issue favorable.
Ainsi, en dépit d’un record mi-figue mi-raisin, les canadiens possèderaient une chance, même infime de mettre la main sur un gros prospect après avoir échoué aux portes des playoffs.
Tandis que le General Manager semble, enfin, déterminé à se séparer d’Andrea Bargnani, symbole d’une ère de défaite, Colangelo pourrait alors s’orienter vers Nerlens Noel.
Fonder la nouvelle identité de son équipe avec, en plus de Gay, un pivot défensif, rebondeur et bagarreur tournerait la page de l’ailier fort italien au profil diamétralement opposé. Le pivot se poserait comme la seconde pierre d’un édifice qui aura besoin de temps, à l’image de Noel donc, avant d’atteindre les hauteurs des gratte-ciels du Heat ou du Thunder.
Sinon, le Thunder héritera donc du choix.
Compte-tenu de la richesse de l’effectif, qui contraint Sam Presti à envoyer périodiquement Lamb, Jones et Jackson en D-League pour avoir du temps de jeu, la franchise peut opter pour deux solutions.
Soit Oklahoma City se paiera le luxe de choisir un projet sur le long terme puisque son effectif est déjà très fourni. Dans la mesure où Noel sera, a priori, parti après les trois premiers picks, le General Manager pourrait se diriger vers un Isaiah Austin.
Cependant, le front office du club sera peut-être échaudé par la jurisprudence BJ Mullens (qui a des travers communs avec le Bear) et Cole Aldrich.
La seconde option serait de prendre le meilleur joueur disponible ou le plus utile.
Ce sera immanquablement le cas s’ils obtiennent le quatrième choix, c’est-à-dire selon le meilleur scénario pour le finaliste NBA.
Alex Len, moins risqué qu’Austin, peut être considéré. Si le contrat de Perkins empêche à terme de conserver la profondeur de l’effectif et que la direction doit s’en débarrasser, la franchise se reposerait dans ses forces vives que seraient alors Len et Thabeet.
Le choix de James McAdoo ferait également sens. Alors que l’irréprochable Nick Collison commence à accumuler les saisons dans la grande ligue, le prospect a tous les atouts, sauf la taille, pour occuper le même rôle dans la rotation d’Oklahoma City quand la relève du vétéran devra être prise.
Toute la question est de savoir quelle approche sera privilégiée. Dans le cas de figure où, le 4ème choix en poche, le Thunder trouve un McLemore disponible, quel serait le choix de la franchise ?
Prendre Len plus utile avec ce choix ou via le transfert du 4ème pour par exemple le choix 6 et d’autres bénéfices ?
Prendre McLemore et profiter de son attractivité pour l’envoyer dans la foulée dans une équipe susceptible de proposer quelque chose qui puisse intéresser la franchise ?
Ou le prendre tout de même pour le garder ?
On imagine déjà ce que donnerait la compétition entre Jeremy Lamb et Ben McLemore, respectivement meilleurs arrières des saisons NCAA 2012 et 2013, pour avoir du temps de jeu…
Que l’on parle d’Oklahoma City ou des franchises NBA en général, les possibilités sont multiples alors que des bruits de couloir concernant les échanges de choix de cette Draft réputée faible commencent déjà à circuler 6 mois avant la cérémonie… La question se pose donc, à nouveau, comme tous les ans.
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