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La progression des Cavaliers continue

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Peu de conclusions peuvent être tirées à la suite de la victoire d’hier face aux Knicks de Derek Fisher. Néanmoins, la forme récente du groupe de David Blatt ne laisse présager que des bonnes choses pour l’avenir. Les Cavaliers ont désormais remporté 16 de leurs 18 dernières rencontres par un écart moyen de 15.3 points, revenant ainsi à un match de la troisième place de la conférence Est, détenue par les Bulls.


Plus important que cette troisième place, la mentalité du groupe est totalement différente de celle affichée en début de saison. Les joueurs ne semblent pas concentrés sur la fin de saison et le mois de juin, mais plutôt sur la prochaine possession.

Pour Coach Blatt, la différence est ici. La concentration est essentielle au succès de l’équipe.

Nous avons des objectifs en tête et nous savons que pour les atteindre, nous devons jouer l’équipe qui se présente face à nous, et non celle qui arrivera à un certain moment de l’année. Il ne sert à rien de regarder en arrière ou dans le futur. On ne peut contrôler que ce que l’on propose sur le terrain quotidiennement. Je pense que c’est ce que l’on fait particulièrement bien.

A la fin du premier quart temps au Madison Square Garden, il semblait évident que le résultat final serait en faveur des Cavaliers. Leur avance de 36-17 s’est construite sur un effort collectif en défense et une certaine agressivité en contre attaque. Comme le précise Tristan Thompson, le groupe arrive à éviter la passivité.

On veut les forcer à prendre le premier temps mort. On veut leur mettre le couteau à la gorge. Lorsque l’on fait ça, surtout à l’extérieur, quand on frappe en premier, ça déstabilise nos adversaires.

Pour Kyrie Irving, l’objectif est plus précis que cela. Il y a un chiffre derrière leur volonté de défendre. Ils veulent tenir leurs adversaires à moins de 20 points dans le premier quart temps.

C’est une tendance que l’on a souvent vu cette saison, mais pour ensuite être suivie d’un manque de concentration, et céder l’avantage à l’équipe adverse. Pour Thompson, il était impératif de corriger ces erreurs.

Je sais que lors des troisièmes quart temps, on s’est un peu écroulés. Parfois, on ne défendait pas bien durant ces périodes. On ne faisait pas les bonnes rotations, on laissait des joueurs ouverts… On ne faisait pas assez d’efforts.

Durant leur série de 12 victoires consécutives, c’est un problème que les Cavaliers n’ont pas eu. L’addition de Timofey Mozgov dans le cinq majeur, et de Iman Shumpert en sortie de banc, ont apporté un supplément d’énergie et d’effort afin de maintenir l’intensité désirée par David Blatt.

Il était d’ailleurs prévu pour Shumpert d’intégrer le cinq majeur après avoir complètement récupéré de sa blessure à l’épaule, mais les plans de l’équipe ont changé depuis que J.R. Smith s’est révélé être le complément parfait. Bien plus qu’une simple menace extérieure, Smith a tout de suite compris ce que l’on attendait de lui et s’est mis au travail. Défensivement, il est actif, concentré sur les rotations et conteste les tirs. En petit supplément, il intercepte près de deux ballons par match.

Si son pourcentage au tir peut indiquer le contraire (42.2%), Smith est bien plus efficace que lorsqu’il était à New York. A Cleveland, 45% de ses tirs proviennent de situations en catch and shoot. A New York, 31.2%. En tant que Knick, ses tentatives de catch and shoot étaient contestés dans 81% des cas. En tant que Cavalier, ce chiffre tombe à 61.5%. (via Synergy)

Son efficacité est principalement dû au fait qu’il ne prennent plus de tirs à mi-distance contestés, mais aussi du fait qu’il soit entouré de trois options offensives qui prennent la priorité sur lui. Par déduction, cela fait de lui la quatrième option offensive avec la liberté de naviguer autour de la ligne des trois points, et parfois couper au panier pour deux points faciles.

Ironiquement, on peut décrire la production de J.R. à Cleveland comme étant sobre.

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James Jones, double champion NBA avec Miami, voit les Cavaliers prendre la bonne direction.

Nous ne sommes pas focalisés sur le résultat final, mais sur notre progression. On aborde chaque match en se disant que si défend comme prévu, si on limite nos pertes de balles, si on respecte le plan de jeu préparé par le Coach, on produira du bon basketball.

C’est lorsque l’on joue de manière indifférente, en se souciant des épreuves qui nous attendent que l’on a du mal. On a ces phases durant lesquelles on ne joue pas bien, on joue en isolation, sans cohésion. On sait qu’en gardant notre concentration et en faisant confiance au processus, on arrivera en Playoffs en jouant notre meilleur basketball.

Selon lui, la différence ne s’est pas seulement faite grâce aux échanges, ni au retour en forme de LeBron James, mais plutôt avec un meilleur état d’esprit du groupe.

Je pense que l’équipe a mûri. Sans retirer de mérite à Timo, Iman, et JR, on voit à quel point ils sont efficaces, mais je pense aussi que les gars comprennent mieux le message du Coach et ce qu’il attend d’eux. A partir de là, on commence à construire notre identité. On gagne en confiance.

Un mot intéressant ressort de cette citation : identité.

En début de saison, lorsque le groupe se cherchait, il n’y avait aucun moyen de prédire à quel genre d’équipe on ferait face. Dion Waiters ne pouvait garantir une production constante chaque soir, en attaque comme en défense. C’était la principale raison de son échange. Maintenant, les Cavaliers ont a disposition des joueurs établis dans la ligue, capables de se mettre au service du collectif. La réponse de Jones résume tout cela.

Aujourd’hui, je pense que notre identité est celle d’une équipe qui dispose de gros talents offensifs, mais qui sont prêts à faire passer la défense en priorité. Ils se servent ensuite de cette défense pour libérer leurs capacités offensives.

Une nouvelle fois, James Jones marque un point. Si les Cavaliers apparaissent comme un bulldozer en attaque depuis le 15 janvier et leur fameuse sortie au bowling, ils sont également très efficaces en défense. Depuis cette période, le cinq majeur affiche un defensive rating de 93.3, ce qui serait tout simplement premier de la ligue.

Leurs ajustements en défense ont permis de resserrer les rangs dans la raquette et de contester une grande partie des tirs extérieurs. Toujours depuis le 15 janvier, les Cavaliers tiennent leurs adversaires à 42% au tir (quatrième de la ligue derrière Charlotte, Memphis et Milwaukee) et seulement 31.4% à trois points (deuxième derrière Chicago).

Bien plus important que le talent, les joueurs ont enfin accepté de suivre le plan de jeu désigné par leur coach. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Les Cavaliers présentent désormais un bilan de 35 victoires et 22 défaites.

Le mot de la fin sera pour Kyrie Irving.

Nous avons encore un long chemin à parcourir, mais notre niveau de concentration est au plus haut.

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