David Goffin :
Saison 2014 : 25 victoires, 15 défaites, 16 tournois disputés 2 titres, 1 finale sur le circuit ATP.
30 Victoires, 4 défaites, 8 tournois disputés, 4 titres sur le circuit Challenger. 22ème mondial en fin d’année.
Saison 2015 : 38 victoires, 25 défaites, 24 tournois disputés, 2 finales, 16ème mondial en fin d’année.
Il était le phénomène tennis de la fin de saison 2014, terminant la saison en boulet de canon. On lui prédisait une exceptionnelle saison 2015. Même si David Goffin n’a pas continué d’afficher des résultats si fantastiques, il a tout de même confirmé en réalisant une saison très solide, avec, comme point d’orgue, une finale de Coupe Davis, la première pour la Belgique depuis…1904. Leader de son équipe (aucun set perdu avant la finale), il a logiquement rendu les armes contre Andy Murray lors du 3ème simple de la finale. Malgré tout, il avait su, deux jours avant, inverser la tendance contre Kyle Edmund, alors qu’il était mené deux sets à rien.
En majeur, il s’est glissé en seconde semaine à Wimbledon. A New York, cette seconde semaine lui tendait les bras, mais la chaleur l’a fait abandonner alors qu’il menait deux sets à un contre Bautista Agut. Pour le reste, il a profité d’un faible nombre de points à défendre en première partie de saison pour s’inviter dans le top 20, et même dans le top 15, avant de bien gérer la fin de saison pour finir 2015 au 16ème rang mondial.
Il aura signé une saison solide, ne perdant que rarement en « contre », mais réalisant peu de perfs contre des joueurs mieux classés. (Un seul joueur du top 15 battu, Tsonga à Rome) Le Belge, bien qu’encore jeune, ne semble pas promis à la lumière du top 10, voire du top 5. A l’instar de Kohlschreiber ou de Bautista Agut, il semble se ranger dans la catégorie des bons joueurs, solides, toujours ennuyants à jouer, mais qui, au final, ne s’offrent que peu de victoires de prestige.
Le voir, dans un an, dans le top 20 mondial est possible. Le voir dans le top 10 constituerait une réelle surprise. Ce mini-Nishikori devrait gagner en puissance et montrer un visage plus offensif pour continuer son ascenssion
Le match de sa saison : Finale de Coupe Davis, défaite contre Andy Murray 6/3 7/5 6/3
Toute la Belgique attendait ce moment. La revanche de la finale de la Coupe Davis…1904. 111 ans d’attente, pour un résultat semblable, et une victoire des britanniques. Le héros du pays, David Goffin, invaincu avant ce dernier dimanche, n’aura rien pu faire contre Murray, qui a parachevé son chef d’oeuvre : onze points rapportés, huit simples et trois doubles, 100% de victoire et sans doute la plus grande performance individuelle de l’histoire de la compétition.
Pourtant, le belge, devant son pays, a livré un vrai combat. Mais battre ce Murray là était impossible. A l’image de la balle de match, Muzz a toujours trouvé la solution pour contrer Goffin, qui a remporté le seul point belge de cette finale, le vendredi. Un sort cruel pour le 16ème mondial, qui a porté jusqu’au bout, tout seul, les espoirs de triomphe du pays d’outre Quiévrain.
Combatif et relativement offensif, il aura subi les contres létals du spécialiste écossais. L’an prochain, la Belgique pourrait bien connaitre un joli parcours, surtout avec l’émergence de Kimmer Coppejans.